Keystone XL: les nouvelles règles sur les GES pourraient profiter à TransCanada

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L'entreprise a écrit lundi au secrétaire d'État John Kerry et à d'autres représentants de l'administration Obama pour attirer leur attention sur la nouvelle réglementation plus stricte à laquelle devront se soumettre les entreprises en Alberta.

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Lauren Krugel
La Presse Canadienne
CALGARY

TransCanada souhaite que le département d'État américain, qui enquête actuellement sur la viabilité du projet d'oléoduc Keystone XL, prenne en compte les règles plus strictes d'émissions de gaz à effet de serre (GES) annoncées par le gouvernement albertain la semaine dernière.

L'entreprise a écrit lundi au secrétaire d'État John Kerry et à d'autres représentants de l'administration Obama pour attirer leur attention sur la nouvelle réglementation plus stricte à laquelle devront se soumettre les entreprises en Alberta. Le gouvernement américain étudie le projet controversé depuis près de sept ans.

TransCanada demande aux autorités américaines de «considérer ces développements récents» en plus des nombreuses données cumulées qui prouveraient que Keystone XL «n'accentuerait pas considérablement» les émissions de GES, selon un communiqué du président du développement de l'entreprise, Alex Pourbaix.

Il a rappelé que les gouvernements provincial et fédéral avaient tous deux annoncé des nouvelles politiques en matière d'environnement.

La semaine dernière, le nouveau gouvernement néo-démocrate en Alberta a indiqué qu'il hausserait sa cible de réduction de GES pour les émetteurs industriels. Les entreprises qui n'atteignent pas cet objectif devront aussi, d'ici 2017, payer une «amende» de 30 $, et non plus 15 $, pour chaque tonne de CO2 qui dépassera ce plafond d'émissions.

La ministre albertaine de l'Environnement Shannon Phillips avait souligné que la province devait «faire sa part» pour avoir accès aux marchés internationaux.

En mai dernier, le gouvernement fédéral a affirmé son intention de diminuer ses émissions pour qu'elles soient 30% en deçà de celles de 2005 d'ici 2020. Ottawa a aussi signé un accord avec les autres membres du G7 afin de «décarboniser» leurs économies en 2100.

La lettre de TransCanada rappelle également que les dirigeants des plus grandes entreprises exploitant les sables bitumineux - dont Suncor et Cenovus - sont d'accord à l'idée d'imposer des pénalités financières plus salées à ceux qui ne respectent pas les cibles.

L'entreprise a aussi réitéré que l'industrie des sables bitumineux était susceptible de se développer, que son oléoduc soit construit, ou non. Elle laisse donc entendre que le projet Keystone XL ne pourrait pas faire grimper les émissions de GES à lui seul.

La première ministre albertaine Rachel Notley avait déjà dit qu'elle n'irait pas défendre Keystone XL devant les Américains comme l'avaient fait ses prédécesseurs. Elle souhaiterait d'ailleurs que les stables bitumineux soient exploités en Alberta plutôt que de les envoyer au Texas.

Elle s'est aussi opposée à l'oléoduc Northern Gateway d'Enbridge qui traverserait l'ouest du pays.

Mme Notley a toutefois adopté un ton plus conciliant avec l'oléoduc Énergie-Est, à l'est du pays, et l'expansion de l'oléoduc TransMountain, dans la région de Vancouver.

Le département d'État est responsable d'examiner le projet puisque l'oléoduc s'étendra du Canada aux États-Unis. Il rédigera des recommandations au président Barack Obama, qui aura le dernier mot.

Keystone XL permettrait à TransCanada de transporter quotidiennement 830 000 barils de pétrole - principalement en provenance des sables bitumineux de l'Alberta - vers les raffineries de la côte du Golfe, en passant par l'État du Nebraska.

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