Des soirées électorales sous haute surveillance

À l'hôtel du Jardin de à Saint-Félicien, où... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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À l'hôtel du Jardin de à Saint-Félicien, où Philippe Couillard passe la soirée, chaque militant doit se soumettre à une fouille au détecteur de métal, semblable à celle des aéroports.

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La Presse

Un an et demi après l'attentat au Métropolis, les chefs de parti ont droit ce soir à une soirée électorale sous très haute surveillance.

C'est d'ailleurs la Sureté du Québec qui a coordonné la sécurité dans tous les rassemblements électoraux. Historiquement, les partis géraient eux-mêmes la sécurité.

Au Parti québécois, victime de l'attaque de 2012, les mesures ont été grandement renforcées à l'hôtel Westin, dans le Vieux-Montréal. Dans le hall d'entrée, plusieurs agents de la Sûreté du Québec en civil assurent la surveillance. L'événement se déroule au 11e étage, mais il faut d'abord se rendre au 9e pour passer au détecteur de métal. Les sacs sont fouillés et les manteaux doivent obligatoirement être laissés au vestiaire.

L'accès à l'ascenseur pour aller au 11e étage est bloqué: il faut utiliser des escaliers roulants. Les chiens renifleurs ont fait le tour des lieux quelques heures avant le début de la soirée.

Chez Philippe Couillard, à Saint-Félicien, un dispositif sans précédent a aussi été mis en place à l'Hôtel du Jardin. En milieu d'après-midi, comme chez Pauline Marois, des chiens renifleurs se promenaient dans l'hôtel pour détecter de possibles colis suspects.

En plus des nombreux agents du service de la protection des personnalités de la SQ, une dizaine d'agents policiers protègent les lieux. Ils gardent chaque recoin de la salle.

Chaque militant doit se soumettre à une fouille au détecteur de métal, semblable à celle des aéroports.

Au rassemblement de la Coalition avenir Québec, dans un centre de formation professionnel de Repentigny, les policiers de la SQ ont déployé un important dispositif. Un camion des services d'urgence s'est stationné à l'extérieur. Deux agents en civil font le guet à chaque porte et d'autres ont circulé dans la salle.

Des policiers municipaux ont également mis la main à la pâte. L'un d'entre eux a d'ailleurs poliment contrôlé l'identité du journaliste de La Presse lorsque celui-ci a jeté un coup d'oeil aux portes arrière du bâtiment. Il a expliqué que les mesures de sécurité autour de l'événement ont été resserrées de façon importante en raison de l'attentat contre Pauline Marois.

Même Québec solidaire, qui tient sa soirée électorale à l'Olympia, au coeur du centre-ville de Montréal, a droit à une forte présence policière. Deux agents lourdement équipés gardent la porte d'entrée. Des policiers en civil patrouillent la salle. Aucune fouille des journalistes et des partisans, toutefois.

L'entourage de Françoise David a indiqué que la Sûreté du Québec disposait de l'horaire de l'autobus de campagne, mais n'accompagnait pas la co-chef à la trace, comme pour les trois autres formations politiques.

Tout au long de la campagne, la sécurité autour des chefs a été plus importante qu'en 2012. En tout temps, on voyait plusieurs policiers en civil de la SQ autour des chefs. Même la conjointe de François Legault avait un garde du corps.

- Tommy Chouinard, Paul Journet, Martin Croteau, Philippe Lessard et Gabrielle Duchaine




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