Couillard regrette son manque de clarté sur le bilinguisme

Le chef du PLQ, Philippe Couillard... (Photo MATHIEU BELANGER, Reuters)

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Le chef du PLQ, Philippe Couillard

Photo MATHIEU BELANGER, Reuters

(Roberval) Du bout des lèvres, Philippe Couillard avoue avoir fait une erreur durant la campagne: promouvoir le bilinguisme au dernier débat des chefs. Mais il refuse de parler de «mauvais coup».

«Lorsqu'il a été question de la langue en milieu de travail, j'aurais pu m'exprimer plus clairement. Ce dont je voulais parler, c'était des gens qui ont contact avec la clientèle. C'est clair, c'est évident qu'il faut que ce soit comme ça. Bien sûr, les adversaires en ont profité pour créer une fausse impression», a-t-il raconté lors du dernier point de presse de sa campagne, à Roberval.

Au débat des chefs, M. Couillard avait jugé normal qu'on exige qu'un employé travaillant sur le plancher d'une usine doive parler anglais. Ses adversaires l'avaient accusé de promouvoir le bilinguisme, au mépris de la Loi 101. 

Le chef libéral précisait le lendemain qu'il référait aux responsables du service à la clientèle d'entreprises qui exportent leurs produits. «On peut toujours s'exprimer plus clairement, mais je réitère ce que j'ai dit à ce moment. La Loi 101 prévoit pour les entreprises de désigner des postes bilingues lorsqu'il y a un contact avec la clientèle. C'est une évidence.»

À chaque rassemblement de la campagne, M. Couillard a vanté le bilinguisme individuel. Tous les parents souhaitent que leur progéniture parle anglais, disait-il. Le gouvernement Charest avait lancé un programme mur-à-mur d'enseignement de l'anglais au primaire, qui devait entrer en vigueur en 2015-16. Le gouvernement péquiste a mis sur la glace ce plan «irréaliste», qui ne tiendrait pas compte, notamment, des difficultés en région. Les établissements qui le souhaitent peuvent déjà offrir cet enseignement. Plus de 10% le font.

De la Gaspésie à Val-d'Or M. Couillard a parcouru environ 3000 kilomètres dimanche, de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie à Sept-Îles, Val-d'Or puis Roberval. Il a tenté pour une dernière fois de courtiser les électeurs tentés par la Coalition avenir Québec. Il a demandé une majorité. «On a besoin de quatre ans pour faire le travail important qu'on doit faire sur la création d'emploi, la relance économique et la bonne gestion de l'argent des payeurs de taxes et le resserrement de l'État, de façon à réduire la bureaucratie pour investir dans les services.»

Il croit que son discours «respectueux et posé» durant la campagne lui permettrait de travailler avec ses adversaires dans un futur mandat.




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