Couillard doute que le Québec ait les moyens de devenir un pays

Le chef libéral Philippe Couillard a participé à... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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Le chef libéral Philippe Couillard a participé à un sommet sur le milieu municipal, vendredi.

Photo Jacques Boissinot, PC

(Québec) Philippe Couillard n'est pas certain que le Québec a les moyens financiers de devenir un pays. «Je ne comprends pas que (Pierre Karl Péladeau), qui s'estime compétent en économie, recommande la séparation du Québec du Canada, et la disparition de 9 milliards de dollars de péréquation. Ça me semble un calcul assez simple qu'on pourrait lui adresser», a lancé le chef du Parti libéral (PLQ) en marge du sommet sur le milieu municipal.

Estime-t-il que le Québec est dépendant de la péréquation que lui verse Ottawa? «Non, on est dans un pays extraordinaire qui nous permet de partager la richesse. C'est ça, le Canada, le partage, mais c'est l'affirmation du Québec dans le Canada également», a-t-il répondu.

En 2006, son prédécesseur Jean Charest avait été plus clair. «Oui, nous avons les moyens (de devenir indépendants), affirmait-il à TV5. Personne ne remet en question la capacité du Québec financièrement (...) sauf que la vraie question est la suivante: qu'est-ce qui est dans notre intérêt, à nous?», disait le chef fédéraliste.

Couillard fait confiance aux tribunaux pour protéger le Québec

Le chef libéral se réjouit du jugement de la Cour suprême, qui a refusé la nomination controversée par le gouvernement Harper du juge Nadon. Ce juge surnuméraire ne pratiquait plus au Québec depuis les années 90. Il siégeait à la Cour fédérale, et non à la Cour supérieure ou à la Cour d'appel. Il ne respectait pas les critères pour remplacer un des trois juges du Québec. Il ne figurait donc pas sur la liste des candidats suggérés par Québec. Mais le gouvernement Harper a essayé de changer la loi pour faire accepter sa nomination.

«Ça montre (au Parti québécois) qu'une institution fédérale également reconnaît la législation et la prépondérance provinciale. J'espère qu'ils vont saluer cela», a réagi M. Couillard.

«Ça rappelle que ça fait partie des demandes historiques du Québec et ça confirme notre prétention québécoise sur cette question», a-t-il ajouté.

L'année dernière, M. Couillard promettait de reprendre des négociations pour signer la constitution canadienne. Il a renoncé à prendre l'initiative. Si quelqu'un devait lui en parler, il reprendrait les revendications de l'Accord du Lac Meech, dont celle pour qu'Ottawa nomme à la Cour suprême trois juges choisis par Québec.

Le chef libéral dit faire confiance aux tribunaux pour protéger le statut du Québec dans la fédération canadienne. «(Le jugement) démontre qu'il existe des institutions au pays qui permettent de respecter l'équilibre et de reconnaître les droits des provinces.»

Le gouvernement péquiste a-t-il eu raison de se battre contre cette nomination? M. Couillard répond que la décision résulte plutôt d'une contestation judiciaire entamée par un avocat torontois. «Il y a des mécanismes canadiens qui permettent de régler ça et ça vient d'être fait. C'est une bonne nouvelle.»




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