Françoise David voit une fracture entre les jeunes et le PQ

Québec solidaire veut tabler sur une meilleure utilisation... (Photo Édouard-Plante Fréchette, La Presse)

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Québec solidaire veut tabler sur une meilleure utilisation des CLSC pour diminuer les temps d'attente en première ligne.

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La Charte des valeurs et la présumée tendance du Parti québécois (PQ) à gouverner à droite aliènent les jeunes progressistes, qui constituent maintenant la base électorale de Québec solidaire, a avancé vendredi Françoise David.

La femme politique se demande si, pour les mêmes raisons, le PQ n'est pas en train de se transformer en parti de baby-boomers francophones incapable de chasser hors de ses terres. «Plusieurs observateurs le pensent. Ce n'est pas à moi de jouer les sociologues», a-t-elle dit, prudente, avant d'apporter de l'eau au moulin de cette théorie.

Vendredi, la députée de Gouin a accepté d'accorder une longue entrevue éditoriale à La Presse. François Legault se pliera aussi à l'exercice. Ni Philippe Couillard ni Pauline Marois n'ont confirmé qu'ils feraient de même.

Selon Françoise David, la défense de Pierre Karl Péladeau signée par plusieurs ténors péquistes en début de campagne illustre bien la fracture entre le PQ et les jeunes. «Y avait-il beaucoup de jeunes parmi les 12 signataires de la fameuse lettre? Non», tranche Mme David.

«Il y a certainement un grand intérêt pour nous de la part des 18-35 ans, a-t-elle continué. De plus en plus de jeunes s'identifient à nous. Ça veut dire quelque chose.»

A contrario, il n'est pas toujours facile de séduire les baby-boomers. «Il faut une discussion franche» et soutenue qui table notamment sur la mauvaise réputation de Pierre Karl Péladeau, a exposé Andrés Fontecilla, co-porte-parole de Québec solidaire.

Quoi qu'il en soit, rien n'est perdu, jurent les deux co-porte-parole. Mme David a d'ailleurs souligné qu'elle est elle-même une baby-boomer.

Sidérée par les entrepreneurs-médecins

Au cours de la même entrevue, Françoise David a envoyé toute la profession médicale «au coin» afin qu'elle réfléchisse sérieusement à la place qu'elle prend dans le système de santé et dans le budget de l'État.

«Mon père a été médecin, a-t-elle exposé. Il me disait tout le temps [que les médecins] étaient des serviteurs du public. C'était sa conception et j'ai été élevée là-dedans. Je ne peux pas changer d'avis là-dessus.»

Si plusieurs médecins conçoivent leur rôle de cette façon, d'autres sont de véritables «entrepreneurs» de la santé, selon elle. «À tout le moins leurs représentants, a-t-elle déploré. Ça me sidère.»

Québec solidaire veut tabler sur une meilleure utilisation des CLSC pour diminuer les temps d'attente en première ligne. Depuis des décennies, beaucoup de médecins ont refusé ce type de pratique parce qu'ils n'y sont pas les patrons et n'y sont pas payés à l'acte, croit la chef de QS. Elle voudrait renverser cette tendance.




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