Québec solidaire veut la gratuité du transport en commun

Françoise David... (Photo Maxime Sauvage, La Voix de l'Est)

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Françoise David

Photo Maxime Sauvage, La Voix de l'Est

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Dans son plan pour Montréal, Québec solidaire veut rendre le transport en commun gratuit d'ici dix ans, en commençant par abaisser le prix des cartes mensuelles.

Le penchant favorable au transport en commun de Québec solidaire transparaît dans son plan pour Montréal, dévoilé mardi par la co-porte-parole du parti, Françoise David, entourée de ses candidats de la région de Montréal.

Dans la même veine, Québec solidaire ne voit pas de problèmes à financer Bixi, même si le système de vélo en libre-service éprouve des difficultés financières.

«Quand on dit 'penser Montréal autrement', ça veut dire qu'un gouvernement de Québec solidaire pourrait être tout à fait dans le cadre du financement de ces infrastructures de transport en commun et de transport actif, pourrait être un partenaire de la Ville de Montréal là-dessus», a indiqué Manon Massé, candidate dans Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Québec solidaire «n'a pas de préjugé favorable» au péage sur le pont Champlain pour autant. Le parti croit qu'il faut plutôt convaincre les automobilistes de recourir au transport en commun pour faire le trajet entre Montréal et la Rive-Sud.

Le parti de gauche est également favorable à l'abrogation du règlement P-6, qui encadre les manifestations, notamment quant à l'itinéraire prévu et au port de masques lors de celles-ci.

Il faut «renforcer la démocratie», croit la candidate Massé. Et l'un des moyens d'y parvenir, selon elle, c'est «en s'assurant du plein respect du droit d'expression sur l'île de Montréal», ce qui suppose le retrait de ce règlement «qui limite l'expression des manifestations pacifiques», a affirmé Mme Massé.

Alexandre Leduc, candidat dans Hochelaga-Maisonneuve, s'est aussi dit «froid» devant les changements demandés par la Ville de Montréal aux régimes de retraite des employés municipaux. Ceux-ci sont lourdement déficitaires et les villes du Québec veulent en général un nouveau partage des coûts. Le candidat estime que la Ville de Montréal a été un peu l'artisan de son propre malheur, à ce chapitre, puisque lorsque les régimes «allaient bien», la Ville a pris congé de cotisation, plutôt que de réinvestir les surplus. L'avenir des régimes doit être tout simplement négocié entre les parties, a plaidé M. Leduc.

Québec solidaire envisage aussi un «pacte fiscal» pour Montréal, afin de rendre la métropole moins dépendante des taxes foncières.

Sondage: pas de changement de cap

Françoise David a également émis des commentaires quant au dernier sondage Léger marketing, qui prévoit maintenant un gouvernement libéral pouvant être majoritaire.

Elle a assuré qu'elle ne changerait pas de stratégie pour autant et ne chercherait pas non plus à attaquer davantage le Parti libéral du Québec que le Parti québécois, maintenant que la donne a changé.

«Je pense qu'on est assez juste dans les attaques qu'on fait, donc on ne changera pas de stratégie. Nous allons être tout à fait égaux à nous-mêmes, c'est-à-dire apporter nos propositions» en espérant que les électeurs jugeront les partis sur les idées, a-t-elle commenté. Elle a d'ailleurs soutenu que les autres partis semblaient avoir oublié, depuis le débat des chefs, que leur rôle est d'abord et avant tout de soumettre des idées et des projets aux électeurs, afin qu'ils puissent trancher, le 7 avril.




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