Des libéraux réclamaient à Charest une commission d'enquête

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L'ancien premier ministre Jean Charest.

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(Ste-Christine-d'Auvergne) Le caucus paraissait uni, mais derrière les portes closes, des brèches commençaient à apparaître. Même s'ils ont voté 11 fois à l'Assemblée nationale contre la tenue d'une commission d'enquête, derrière les portes closes, certains libéraux pensaient le contraire.

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«On a commencé, et en boule de neige, on était un petit noyau, et ça a grossi et grossi», a dit Michel Matte en impromptu de presse lors de la visite de Philippe Couillard dans une cabane à sucre de Portneuf.

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«J'ai demandé qu'on puisse la faire plus rapidement possible», a raconté Michel Matte, en brisant le secret du caucus. Il était à l'époque député de Portneuf. Il a perdu en 2012 et se présente à nouveau cette année.

Y avait-il beaucoup de députés qui demandaient la même chose à leur chef Jean Charest? «On était un nombre», a répondu M. Matte.

Était-ce une majorité ou une minorité de députés? «Ça a évolué dans le temps. Je ne peux pas répondre à cette question-là, parce que ça a évolué dans le temps.»

«On a commencé, et en boule de neige, on était un petit noyau, et ça a grossi et grossi», a-t-il ajouté en impromptu point de presse lors de la visite de Philippe Couillard dans une cabane à sucre de Portneuf.

«Moi, si vous me connaissez, je suis toujours rapide. On m'appelle le chevreuil, j'aime ça quand ça avance», a-t-il poursuivi.

La commission d'enquête avait été demandée pour la première fois au printemps 2009 par l'adéquiste Sylvie Roy. La commission d'enquête a finalement été déclenchée à l'automne 2011. La pression était alors rendue intenable. Une très grande majorité de Québécois réclamaient une commission d'enquête indépendante sur l'industrie de la construction. La demande était aussi relayée par les groupes de municipalités, policiers, ingénieurs et tous les partis d'opposition.

M. Matte n'a pas dit regretter d'avoir voté contre sa conscience. «On aurait pu la faire plus tôt, c'est sûr, a-t-il concédé. Mais je suis heureux que (la commission Charbonneau) soit là parce qu'elle va faire le ménage, et on va se tourner vers le futur.»

Il dit avoir défendu ces idées-là où il le fallait. «Quand j'étais au caucus, je suis omniprésent, j'ai fait valoir mes idées. Au caucus, c'est là qu'on exprime nos idées.»

M. Matte n'a pas voulu critiquer l'héritage libéral. «On est d'accord avec tout ce que le Parti libéral du Québec a fait depuis son existence», a-t-il même dit. 

Triste générale, dit Couillard

Pauline Marois a demandé samedi à Philippe Couillard de s'excuser «pour tout ce que le Parti libéral a fait subir à nos institutions» sous la gouverne de Jean Charest.

«Il n'y a rien de plus désolant qu'un vieux général qui veut refaire la même bataille», a réagi le chef libéral lors d'une conférence de presse à l'Institut national d'optique de Québec.

Il était accompagné par 11 candidats, dont six siégeaient sous le gouvernement Charest. M. Couillard rappelle qu'il n'est chef libéral que depuis mars 2013. Il dirige une équipe «compétence, expérimentée et renouvelée», se vante-t-il.

Il demande au PQ de regarder vers l'avant. «Mme Marois veut refaire l'élection de 2012. Elle a été faite, le vote a été donné, la sanction populaire a été donnée».

M. Couillard n'a pas voulu dire s'il aurait voté lui aussi en chambre contre la tenue d'une commission d'enquête. «C'est une question hypothétique», répond-il. Mais il reconnaît que la commission d'enquête aurait pu être déclenchée «plus rapidement».

« Une éthique élastique », selon Legault

Selon le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, l'aveu de M. Matte trahit une « éthique élastique » au PLQ. Il souligne que plusieurs députés et ministres du gouvernement Charest briguent de nouveau les suffrages sous la bannière libérale.

« Il y a une éthique un peu élastique du côté des libéraux. On était prêt à appuyer M. Tomassi, on était prêt à appuyer le fait qu'il n'y ait pas besoin au Québec d'une commission d'enquête alors que des gens comme Laurent Lessard (ministre du Travail sous Jean Charest) était très au courant des magouilles qui se passaient dans la construction. »

Avec Martin Croteau




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