Flot irrégulier d'électeurs non francophones: Couillard pas inquiet

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Le chef libéral affirme que c'est au DGEQ, une institution indépendante, de faire son travail et «vérifier l'éligibilité des électeurs».

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Philippe Couillard ne s'inquiète pas de la hausse irrégulière d'électeurs allophones et d'anglophones inscrits dans le centre-ville de Montréal. Au contraire. «C'est une bonne nouvelle en général que les gens veulent exercer leur droit de vote. Encore faut-il qu'ils soient éligibles pour le faire. C'est au Directeur général des élections (DGEQ) de le vérifier», a précisé le chef libéral lors d'une conférence de presse à L'Institut national d'optique.

Samedi, Le Devoir rapportait que la majorité des électeurs qui se présentent pour voter pour une première fois dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, circonscription du centre-ville de Montréal, ne sont pas francophones. Or, trois électeurs sur quatre inscrits dans cette circonscription sont francophones. On y trouve aussi beaucoup d'étudiants.

La Presse Canadienne rapporte notamment le cas d'un étudiant de la Colombie-Britannique qui voulait voter.

Des directeurs de scrutin y voient un «flot inquiétant et anormal».

Selon la Loi électorale, un électeur doit être majeur, citoyen canadien et domicilié au Québec depuis plus de six mois.

Pauline Marois s'est dite «inquiète». Elle demande au Directeur général des élections (DGEQ) d'intervenir.

Le chef libéral affirme que c'est au DGEQ, une institution indépendante, de faire son travail et «vérifier l'éligibilité des électeurs». Mais il ne se dit pas inquiet. Et il ne croit pas que la situation observée à Sainte-Marie-Saint-Jacques diffère des autres circonscriptions. «Il y a  une mobilisation partout au Québec pour changer de gouvernement (...) Je l'ai senti partout au Québec, pas seulement à Montréal», avance-t-il.

Serait-ce parce que les libéraux auraient réussi à faire porter la campagne sur la possibilité d'un référendum? «C'est une possibilité», a répondu M. Couillard. Mais il ajoute que ce serait aussi parce que la campagne porte «également sur l'économie». Il a ensuite repris le débat de chiffres sur la création ou perte d'emplois.

Il ne croit pas non plus que la Charte explique la mobilisation soudaine des allophones et anglophones. «Je classifie plutôt cet enjeu dans la catégorie diversion et changement de sujet», a-t-il commenté.

Et il assure qu'aucun mot d'ordre n'a été donné par les libéraux. «C'est inutile. Les déclarations quotidiennes du Parti québécois servent à mobiliser toute la population du Québec pour un changement de gouvernement.»

Avec la collaboration de Martin Croteau




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