Candidats inéligibles à la CAQ: un manque de «minutie», selon le DGEQ

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Le directeur général des élections, Jacques Drouin

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(Québec) Pas de fraude, mais un manque de «minutie». C'est ainsi que le Directeur général des élections qualifie les erreurs qui l'ont mené à déclarer inéligibles trois candidats de la Coalition avenir Québec.

Mario Gagnier (Soulanges), François-Carl Labonté (Westmount-Saint-Louis) et Sam Nassif (Saint-Laurent) ont dû se retirer de la campagne électorale, samedi, après que le DGEQ eut constaté des irrégularités dans leurs bulletins de candidatures

Ils devaient recueillir 100 signatures pour appuyer leur candidature. Or, certaines de ces signatures ont été déclarées invalides après une vérification du DGEQ.

«Il n'y a pas de fraude là-dedans, a expliqué le porte-parole du DGEQ, Denis Dion. La personne qui a recueilli les signatures a peut-être manqué un peu de minutie.»

M. Dion n'était pas en mesure de préciser dimanche matin combien de signatures ont été rejetées.

«Il fallait que ce soit clair, il fallait être capable de lire la signature assez clairement pour prouver qu'elle était dans la liste électorale, a indiqué M. Dion. Si le directeur du scrutin n'est pas convaincu que la signature qu'il a sous les yeux est la même que celle qu'il trouve dans la liste électorale de la circonscription, il ne peut pas l'accepter.»

Legault «déçu»

François Legault se présente depuis le début de la campagne comme un gestionnaire qui pourra administrer avec rigueur les affaires de l'État. Questionné sur le «manque de minutie» de son équipe, il s'est montré compréhensif.

«Nos candidats, ce sont des bénévoles, a-t-il dit. Je suis déçu que trois de mes bénévoles n'aient pas fait le travail, mais ce sont des bénévoles.»

Il note que le recrutement de candidats et de bénévoles est une tâche ardue dans des circonscriptions comme Westmount-Saint-Louis et Saint-Laurent, deux châteaux forts libéraux. Il se dit convaincu que le Parti québécois et Québec solidaire éprouvent le même problème.

«C'est difficile de trouver quelqu'un de motivé qui accepte de se présenter, de faire du porte-à-porte, et se faire dire souvent ''je ne veux rien savoir de vos signatures, moi je suis libéral et je vais le rester toute ma vie''», a-t-il souligné.

Le fait de déclarer un candidat inéligible - ou trois - est singulier reconnaît Denis Dion, qui n'a jamais connu une telle situation en quatre élections.

Samedi, M. Legault a qualifié de «sévère» la décision du DGEQ. M. Dion a rétorqué dimanche que son organisme a simplement appliqué les règlements.

«Si quelqu'un était allé voir les bulletins de candidature, il aurait pu dire ''ça n'a pas de bon sens, le DGEQ a dormi sur la switch'', a-t-il souligné. On nous aurait reproché d'être laxistes.»




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