En réaction à la remontée libérale, Marois parle d'éthique

Pauline Marois... (Photo David Boily, La Presse)

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Pauline Marois

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(Montréal) Alors qu'un sondage CROP laisse croire que les libéraux devanceraient maintenant de peu les péquistes, Pauline Marois a tenu à parler d'éthique ce matin lors d'une conférence de presse sur l'éducation.

Elle a mis en garde les Québécois contre le «retour en arrière» que constituerait l'élection «des libéraux et leurs problèmes d'éthique». 

La chef du Parti québécois a lié le chef libéral Philippe Couillard à son prédécesseur Jean Charest, qui avait refusé pendant plusieurs mois de déclencher une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction. «Ce sont les mêmes personnes, M. Hamad, M. Moreau, ce sont les mêmes qui sont autour de lui.»

L'intégrité de quel candidat remet-elle en question? «Je ne nommerai personne, a-t-elle répondu. Mais le chef lui-même est sur la sellette.»

On apprenait ce matin qu'en 2010, M. Couillard n'avait pas obtenu l'autorisation de l'Agence de la santé et des services sociaux pour créer la société Porter, Couillard et associés. Cela contrevenait à la Loi sur la santé et les services sociaux. «Je comprends qu'il est obligé de clarifier la situation dans laquelle il s'est trouvé», a indiqué Mme Marois. Selon les libéraux, Arthur Porter avait assuré à l'époque à son associé que les autorisations nécessaires avaient été obtenues.

Référendum: «hypothétique», répète Marois

Depuis l'arrivée de Pierre Karl Péladeau, la souveraineté est revenue à l'ordre du jour dans la campagne. Or, deux Québécois sur trois ne souhaitent pas de référendum, selon notre sondage CROP.

Mme Marois s'était avancée la semaine dernière sur les frontières et la devise d'un Québec indépendant. Depuis quelques jours, elle qualifie «d'hypothétiques» les questions sur un futur référendum, et ne veut pas préciser en quoi consistera le livre blanc sur l'avenir du Québec. Les Québécois doivent choisir un «bon gouvernement», insiste-t-elle, dans l'espoir de rafler des votes à la Coalition avenir Québec et gagner une majorité.

«Je suis très fière de notre plan de match, je trouve que ça va très bien», a-t-elle commenté au sujet de sa campagne.

«Si je peux dire une chose aux Québécois, c'est que nous allons respecter nos engagements, nous ne les bousculerons pas», a-t-elle répété au sujet du livre blanc. «Le reste est hypothétique», ajoute-t-elle au sujet d'un possible référendum dans un prochain mandat.

Mme Marois exhorte Philippe Couillard à s'engager à consulter les Québécois et déclencher un référendum avant de signer la constitution canadienne. Le chef libéral «change parfois d'idée deux fois par jour» à ce sujet, ironise-t-elle, en référant au récent recul de son rival.

C'était la troisième visite de Mme Marois dans Verdun en moins de deux semaines. Elle espère y faire élire sa candidate Lorraine Pintal, ex-directrice du TNM. Jacques Daoust, ex-dirigeant d'Investissement Québec, s'y présente pour les libéraux. Le PQ n'a jamais gagné cette circonscription montréalaise. Mais il a soufflé dans le cou des libéraux en 2012, avec un mince retard de 547 votes.




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