Les maires demandent aux partis de parler «des vraies affaires»

Denis Coderre et Régis Labeaume.... (Photothèque Le Soleil)

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Denis Coderre et Régis Labeaume.

Photothèque Le Soleil

Les principaux maires québécois en ont assez d'entendre parler de la souveraineté et de la Charte. Ils réclament que les partis s'attaquent aux déficits tant dans les régimes de retraite de leurs villes que dans l'entretien des infrastructures.

«S'ils veulent se chicaner, donnez-nous l'argent et on va s'en occuper [des infrastructures]», a lancé le maire de Montréal, Denis Coderre. Son collègue de Québec, Régis Labeaume, a tenu pour sa part à rappeler aux partis qu'ils ont beau se déchirer sur les «grands enjeux» que sont la souveraineté et la Charte, les déficits dans les régimes de retraite auront un impact sur le compte de taxes des citoyens.

Exaspéré du ton de la campagne, le maire de Victoriaville, Alain Rayes, a même invité les partis à parler des «vraies affaires», tout juste avant de réaliser qu'il avait emprunté le slogan du parti libéral.

Les principaux maires du Québec se sont réunis ce matin à Québec pour mettre la table à une semaine qui s'annonce toute municipale. Les Villes comptent marteler leur message toute la semaine, insistant sur leurs deux priorités : les déficits des régimes de retraite et l'entretien des infrastructures.

Mercredi, Montréal et Québec doivent notamment présenter leurs demandes, notamment pour réclamer un statut de métropole et de capitale, respectivement. Vendredi, un Sommet réunira le monde municipal. Les chefs de partis y ont été invités à se prononcer sur les enjeux municipaux. Déjà, Pauline Marois, François Legault et Philippe Couillard ont confirmé leur présence, selon Éric Forest.

L'UMQ espère néanmoins que les chefs des principaux partis aborderont le sujet lors du débat prévu jeudi soir.

Cette sortie des maires a grandement irrité la Fraternité des policiers de Montréal qui juge trop importants les changements réclamés. «Pendant des décennies, nous avons négocié de bonne foi. Maintenant, les maires demandent au gouvernement de leur fournir un bulldozer pour aller négocier. On dirait qu'ils veulent carrément écraser la table de négociation », a dénoncé le président du syndicat, Yves Francoeur.




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