Emploi: L'ISQ crée de «l'obscurité», dit Couillard

Le chef du PLQ, Philippe Couillard... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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Le chef du PLQ, Philippe Couillard

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(SAINT-GEORGES-DE-BEAUCE) L'affirmation de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) selon laquelle il s'est créé 47 800 emplois au Québec en 2013 est « partiellement vraie et malheureusement inexacte », estime Philippe Couillard.

Selon lui, « si vous comparez les moyennes » de chacune des années, comme le fait l'ISQ, « vous créez de l'obscurité et de la confusion ». Il critique donc sa méthode de calcul, lui qui martèle depuis le début de la campagne qu'il s'est perdu 66 800 emplois à temps plein au Québec en 2013.

« Moi, je suis un gars plutôt pragmatique. J'aime les choses simples. Une année, ça commence en janvier, ça se termine en décembre. Si on regarde ce qui s'est passé en 2013, on a perdu 66 000 emplois de qualité à temps plein. On a fait un gain d'emplois à temps partiel. Et il y a un gain net toutes catégories confondues de 10 000 », a-t-il soutenu. Il a ajouté que « la réalité nette, c'est que la situation de l'emploi a reculé en 2013 et a continué de reculer en févier, on a perdu 26 000 jobs ».

« Je ne suis pas en train de dire qu'ils (à l'ISQ) imaginent des chiffres. Mais la méthode qu'ils utilisent est une méthode qui ne donne pas un portrait réel de la situation de l'emploi au Québec en 2013 », a-t-il fait valoir. Le chef libéral préfère se fier aux relevés mensuels de Statistique Canada. C'est le cas également pour les « marchés financiers », a-t-il plaidé.

L'économiste et candidat libéral Carlos Leitao a déclaré que l'affirmation de l'ISQ est « vraie, mais ce n'est pas le plus important ». L'ISQ « vous compare la moyenne 2012 avec la moyenne 2013. Donc si la deuxième partie de 2012 était très élevée, et elle l'était, ça va influencer la moyenne 2013. Ça ne vous dit pas quelle était la progression (de l'emploi) pendant l'année. Ce qu'il y a d'important, c'est ce qui arrive pendant l'année, de janvier en décembre. Et la seule façon de voir ça, c'est de regarder les chiffres de janvier à décembre », a-t-il expliqué. Selon lui, c'est cette progression durant l'année que les marchés financiers veulent connaître.

Philippe Couillard a indiqué qu'un gouvernement libéral n'interviendrait pas auprès de l'ISQ pour changer les façons de faire. « On va continuer à avoir leur méthode, et on va continuer à avoir les relevés mensuels » de Statistique Canada, a-t-il dit.

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