Commission Charbonneau: Couillard défend Hamad

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(Montréal) Philippe Couillard se porte à la défense de son lieutenant Sam Hamad, qui a été rencontré par les enquêteurs de la commission Charbonneau.

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Le député sortant de Louis-Hébert, Sam Hamad, parle d'une «rencontre d'information». Il dit estimer naturel d'avoir été rencontré par les enquêteurs de la commission Charbonneau.

Photothèque Le Soleil

Le Soleil a levé le voile sur cette rencontre mercredi. Le chef libéral soutient que la Commission Charbonneau lui a refusé de rendre publique la tenue de cette rencontre qu'il qualifie de  « normale ». Il s'attend à ce que tous les ministres des Transports depuis 1996 soient rencontrés, donc tous ceux qui ont été en poste à l'intérieur du mandat de la commission.

En apprenant la tenue de la rencontre avec M. Hamad, « j'ai immédiatement demandé qu'on indique à la commission que, conformément à ce que je vous avais dit, je rendrais publique la rencontre », a-t-il raconté en conférence de presse dans Viau, à Montréal. Il avait pris cet engagement après avoir été critiqué pour son silence au sujet des perquisitions de l'UPAC au quartier général de son parti.

Les responsables de la commission « ont immédiatement réagi très fortement en demandant de ne pas rendre publique la rencontre, a ajouté M. Couillard. J'ai poursuivi la discussion par personnes intermédiaires en indiquant que sans instruction écrite de leur part, je rendrais publique la rencontre. » Le Parti libéral a finalement reçu une lettre de la commission indiquant que ces rencontres doivent rester confidentielles.

Selon M. Couillard, c'était une « rencontre d'information normale » qui a porté « notamment sur le fonctionnement du ministère des Transports ». « Ça ne signifie à aucun moment que quelqu'un est soupçonné de quoi que ce soit », a-t-il dit, ajoutant que M. Hamad n'a rien à se reprocher. 

Selon lui, « ce serait anormal que tous les titulaires du poste de ministre des Transports depuis 1996 n'aient pas été rencontrés ». « Alors on s'y attend, et c'est la normalité des choses. Je mets en garde contre toute tentative de culpabilité par association », a-t-il insisté.




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