PKP: une candidature remarquée au Canada anglais

Pierre Karl Péladeau... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Pierre Karl Péladeau

Photo Robert Skinner, archives La Presse

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(OTTAWA) Le passage de Pierre Karl Péladeau au Parti québécois a défrayé la chronique d'un océan à l'autre. Mais, hormis deux manchettes fracassantes sur le passage en politique du baron des médias, la presse anglophone a réservé un accueil plutôt sobre à la nouvelle, hier.

«La candidature de Péladeau menace d'ébranler le Canada», a titré le Globe and Mail en manchette, hier matin.

«Le baron des médias Péladeau se joint à la cause séparatiste», a renchéri le National Post.

Tous les journaux de Sun Media - propriété de Québecor - ont rapporté la nouvelle de la candidature de M. Péladeau. Et dans tous les cas, le texte était accompagné d'un mot du vice-président responsable du contenu éditorial de la chaîne, Glenn Garnett.

M. Garnett y assurait que la décision de son propriétaire d'épouser la cause souverainiste n'empêcherait pas les médias de Sun - connus pour leurs positions de droite - de défendre l'unité canadienne.

Si la candidature de PKP a eu l'effet d'un coup de tonnerre dans la campagne québécoise, elle est passée somme toute inaperçue au Canada anglais, selon deux commentateurs joints hier.

DES RÉACTIONS PARTOUT AU PAYS

«Quand vous ajoutez une candidature forte comme celle de M. Péladeau, ça améliore les chances du PQ de prendre le pouvoir. Donc, tout ce qui est bon pour le PQ est mauvais pour les Maritimes.»

-Dan Leger, auteur, chroniqueur au Chronicle Herald de Halifax

«Je n'ai entendu absolument personne parler de sa candidature dans l'autobus, parmi mes amis, à la radio et à la télé. Jusqu'ici, c'est un faux problème.»

-Barbara Yaffe, chroniqueuse au Vancouver Sun, originaire de Montréal

«Nous n'allons peut-être pas avoir la même couverture exhaustive de la campagne que nos confères du Journal de Montréal, par exemple, mais en ce qui concerne le commentaire, notamment la chronique et l'éditorial, il n'y a aucun changement sur la manière dont nous allons traiter l'information concernant l'élection québécoise.»

-Glenn Garnett, vice-président, contenu éditorial, Sun Media, Toronto

«Parmi les aspects les plus importants et troublants de sa candidature, il y a ceci, quoique plus bas dans la liste: il a sacrifié Sun News Network, la chaîne télévisée qu'il a fondée et ayant une voix patriotique stridente. De même pour les journaux Sun et les autres journaux Osprey qu'il a acquis en 2007, plusieurs se trouvant dans des petites villes ontariennes et qui desservent leurs communautés fidèlement depuis le XIXe siècle.»

-Michael Den Tandt, dans le National Post

«Ce n'est pas 1995 ni 1980. Le gros du Canada est au point où il dit: «Regardez, nous voulons que vous restiez, mais on ne vous forcera pas.» Si mon ancien patron et ses nouveaux amis politiques parviennent à remporter une majorité et à lancer un référendum, qu'ils ne s'attendent pas à beaucoup en matière de négociation de la part du peuple canadien.»

-Brian Lilley, animateur de l'émission Byline à Sun News Network

«C'est la menace la plus significative à l'unité canadienne depuis Lucien Bouchard. Et c'est un résultat direct du refus de Harper de reconnaître l'influence de l'élite conservatrice du Québec.»

-JimmySerious, lecteur du site web de CBC

«J'espère que le Québec va se séparer. C'est une belle occasion pour le reste du Canada de se débarrasser de Justin Trudeau et de toute la corruption dans cette province. Où est l'inconvénient?»

-Joshua Slocum, lecteur du site web de CBC




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