Ceux qui ne veulent pas de référendum peuvent voter PQ, dit Marois

Daniel Lebel et Pauline Marois... (Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)

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Daniel Lebel et Pauline Marois

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(Drummondville) Pauline Marois invite aussi les électeurs qui ne souhaitent pas de référendum à voter pour le Parti québécois (PQ). «Si (un électeur) est intéressé par le programme du PQ, il devrait voter pour», a-t-elle déclaré à Drummondville.

Elle annonçait la candidature dans Drummond-Bois-Francs de Daniel Lebel, qui vient de quitter son poste de président de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). L'organisme a toujours réclamé une enquête publique sur l'industrie de la construction. 

Cette circonscription caquiste pourrait passer au PQ, qui l'a perdue par 2505 votes en 2012.

Mme Marois refuse de dire si elle déclencherait un référendum sur l'indépendance dans un mandat majoritaire. «Il n'y a pas d'engagement à tenir un référendum, mais il n'y a pas d'engagement non plus à ne pas tenir de référendum», a-t-elle expliqué. Elle ne veut pas «faire de stratégie ouverte».   Elle propose de déposer un livre blanc sur l'avenir du Québec. Dans son gouvernement, certains y voient une consultation. D'autres y voyaient un outil de promotion de l'indépendance.

«On ne fera pas ça en cachette. On ne fera pas ça dans la nuit. Et il faudra qu'il y ait un certain consensus», a-t-elle ajouté. «Je vais respecter les Québécois, je ne vais pas les bousculer. Et nous aurons le temps de revenir sur cette question, si tant est qu'elle est amenée sur le devant de la scène.» 

Quelles conditions l'inciteraient à déclencher un référendum? «Il vient un temps où on peut mesurer le fait qu'on souhaite aller se prononcer», a-t-elle indiqué, sans toutefois vouloir parler de sondages.  

Mme Marois a aussi mis de côté son projet de loi sur la citoyenneté, dénoncé notamment par son candidat Pierre Céré. Au lieu de le déposer à l'Assemblée nationale, elle laisserait les militants en débattre, s'ils le souhaitent, dans le cadre de la consultation sur le livre blanc.

L'application de la Loi 101 aux cégeps, promesse de la dernière campagne électorale, a aussi été abandonnée. La chef du PQ s'engage plutôt à déposer son projet de loi 14, qui proposait une approche plus consensuelle, soit de mieux protéger le français comme langue de travail. La Coalition avenir Québec avait bloqué ce projet de loi.

La plateforme électorale doit être adoptée par les militants cette fin de semaine. 

Longue conférence de presse

Chose inusitée, la première ministre n'a pas répondu aux questions de la presse parlementaire quand elle a déclenché des élections générales. La période de questions de la conférence de presse jeudi matin devait durer 10 minutes.

Les médias s'en sont plaints. Mme Marois a donc accordé une longue conférence de presse de 50 minutes, en acceptant de nombreuses questions et sous questions.

«Je comprends bien ce que vous me dites ce matin», a-t-elle réagi après avoir entendu les doléances de la Tribune de la presse de l'Assemblée nationale.

«J'avais pris la décision hier de faire une déclaration dès le début de l'avant-midi, annonçant la tenue des élections, s'est-elle défendue. (...) Je voulais qu'on se concentre sur cette déclaration.»

«Vous aurez accès à moi par des questions et des points de presse... Et normalement, à chaque jour, il y aura un point de presse», a-t-elle ajouté.

Sa campagne démarre de façon très agressive. Dans ses 48 premières heures, elle aura plusieurs circonscriptions détenues par l'opposition (Portneuf, Maskinongé, Trois-Rivières, Drummond-Bois-Francs et Verdun).

Élections à date fixe

Le gouvernement Marois a adopté l'année dernière une loi sur les élections à date fixe, qui devait faire en sorte que le choix de la date de déclenchement serve «l'intérêt de la démocratie, pas l'intérêt partisan».

La chef du PQ assure que ce n'est pas pour des raisons partisanes qu'elle a déclenché des élections alors que son parti domine dans les sondages. Elle croit ne pas violer l'esprit de sa loi. «L'opposition peut à tout moment décider de renverser notre gouvernement (minoritaire). L'initiative ne peut venir que d'un côté de la chambre. (...) Je dois aussi avoir la capacité de prendre cette initiative», s'est-elle défendue.

L'opposition libérale et caquiste a déjà indiqué qu'elle voterait contre le budget. Mme Marois dit ne pas avoir voulu perdre le temps de l'Assemblée nationale en étudiant son budget mort-né.




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