Couillard fait miroiter la création de 100 000 emplois

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Le chef du PLQ Philippe Couillard a soutenu que «l'heure est aux changements profonds, courageux».

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Le chef libéral Philippe Couillard fait miroiter aux Québécois un engagement similaire à celui pris par un de ces prédécesseurs, Robert Bourassa.

Dans un rassemblement qui lançait la campagne du PLQ mercredi soir à Québec, M. Couillard a fait référence aux «100 000 jobs» promis par M. Bourassa, une promesse qui avait frappé l'imaginaire à l'époque. Premier ministre libéral du Québec de 1970 à 1976, Robert Bourassa a été l'homme des grands chantiers hydro-électriques de la Baie-James.

Selon Philippe Couillard, le Québec a perdu 66 800 emplois à temps plein depuis 12 mois, contre la création de 76 000 à temps partiel.

Le chef libéral a abordé cet enjeu dans son discours, sans élaborer davantage. Il en fera l'annonce jeudi en présentant son équipe économique, à Montréal.

«Ça va frapper fort (...). J'ai un souvenir: 1970. Que disait monsieur Bourassa? 100 000 jobs. On va dire quelque chose de même. Regardez la télévision demain (jeudi).»

M. Couillard devrait annoncer trois candidats au profil économique prestigieux jeudi, Jacques Daoust, Martin Coiteux et Carlos Leitao.

Devant environ 300 partisans enthousiastes, dont près d'une centaine de candidats, le chef libéral a livré un discours énergique, voire acerbe à l'endroit du gouvernement Marois, un gouvernement «dangereux», «incompétent», «toxique», qu'il faut mettre dehors au plus vite, selon lui, en raison de son bilan économique.

Reprenant son slogan et parsemant son allocution de toutes sortes d'expressions populaires, M. Couillard a soutenu qu'il faut revenir aux «vraies affaires», qu'il a résumées simplement en quatre enjeux: l'économie, l'emploi, la santé, l'éducation. Il les a opposés aux thèmes du Parti québécois, la charte de la laïcité et la souveraineté.

Le chef libéral a aussi tenté de courtiser les électeurs caquistes, qui pourraient être tentés de migrer en raison des difficultés du parti de François Legault.

Philippe Couillard a soutenu que «l'heure est aux changements profonds, courageux» et il s'engage à diminuer la bureaucratie, la paperasse, afin d'améliorer les services, un thème cher aux caquistes. Dans la région de Québec, un terreau plutôt favorable à la CAQ, ces engagements pourraient porter fruit, puisque le PLQ espère regagner notamment quatre circonscriptions perdues aux mains des caquistes.

«Un vote pour la CAQ est un vote pour le PQ», a-t-il martelé, en ajoutant qu'un vote pour le PLQ est plutôt un vote pour la stabilité et la croissance économique.

Sur la charte de la laïcité, un débat qui ne lui a pas été favorable depuis le début, Philippe Couillard a lancé un appel aux jeunes à qui Pauline Marois ne fait pas confiance, selon lui.

«Vous (les jeunes) connaissez toutes ces communautés, vous aimez ça, vivre avec la diversité (...). Est-ce que ça vous fait peur la diversité? C'est une richesse, la diversité. Quand Mme Marois parle de sujets comme la charte ou la division, elle montre qu'elle ne fait pas confiance à la jeunesse du Québec.»

Il demande aux jeunes de s'exprimer «clairement», ceux pour qui la diversité est un actif, «dites-le haut et fort».

Plus tôt en journée, mercredi, le chef libéral a déclaré qu'il partait en campagne contre un gouvernement qu'il détestait, rien de moins.

«Je déteste ce gouvernement qui prend l'habitude de nous peindre comme des gens menacés, des gens faibles, qui ont besoin pour être protégés d'éloigner les femmes du marché du travail», a-t-il dit notamment à propos de la charte des valeurs du Parti québécois.

«Avez-vous remarqué que je parle avec mes tripes? C'est vrai. Les viscères, les tripes, c'est la même affaire. Je parle de ça parce que j'en ai assez. Cela fait des décennies que cela dure au Québec. Ce gouvernement, ce parti, continue à présenter les Québécois comme des gens faibles, assiégés, menacés.»




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