18 mois de gouvernement Marois

La première ministre Pauline Marois et le ministre... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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La première ministre Pauline Marois et le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne Bernard Drainville.

Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

Des reculs, des volte-face, mais aussi des bons coups, célébrés par les sondages. Les 18 mois du gouvernement Marois ont été fertiles en surprises. Mal aimée pendant sa première année de mandat, Pauline Marois paraît avoir mis les bouchées doubles au cours des derniers mois. Quelques moments forts d'un gouvernement minoritaire.

4 septembre 2012

Élection du gouvernement Marois, minoritaire avec 54 circonscriptions. Le Parti québécois (PQ) ne devance les libéraux que par quatre sièges. Mme Marois est visée par un attentat au Métropolis.

20 septembre

Dans son premier point de presse, après la formation du gouvernement, Pauline Marois répète ses engagements: fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly, annulation de la hausse des droits de scolarité et, surtout, abolition de la taxe santé. Elle fera marche arrière sur la taxe santé le 10 octobre.

21 septembre

Martine Ouellet dit ne pas «voir un jour où des technologies permettront une exploitation sécuritaire des gaz de schiste». Un quasi-moratoire est déjà en place. En mai 2013, le ministre de l'Environnement Yves-François Blanchet dépose un projet de loi pour créer un moratoire durant cinq ans sur les gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent. Il va mourir au feuilleton.

1er novembre

Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, dépose le projet de loi 1 sur l'intégrité des contrats publics. L'Autorité des marchés financiers, avec l'aide de l'Unité permanente anticorruption, délivrera des attestations permettant aux entrepreneurs intègres de soumissionner aux contrats publics. Adopté à l'unanimité le 7 décembre.

8 novembre

Nomination d'André Boisclair comme délégué à New York. Sa double nomination comme sous-ministre, connue un mois plus tard, soulèvera des critiques. Il quitte son poste pour poursuivre Jacques Duchesneau pour libelle l'année suivante. Il est remplacé par Dominique Poirier le 12 décembre 2013.

20 novembre

Le ministre des Finances Nicolas Marceau dépose son premier budget. Hausses des taxes sur le tabac et l'alcool. Mme Marois doit renoncer à l'abolition de la taxe santé de 200$, qui deviendra cependant progressive, alignée sur les revenus.

29 novembre

Daniel Breton démissionne de son poste de ministre de l'Environnement, à cause de contraventions et de loyers impayés. En fond de scène, on le soupçonne d'avoir voulu intimider les membres du BAPE.

1er février 2013

Diane De Courcy dépose le projet de loi 14, la réforme de la Charte de la langue française. On met de côté l'engagement d'appliquer la loi 101 au niveau collégial. Repoussé par le Parti libéral, le projet sera mis sur une voie de garage après des discussions stériles avec la Coalition avenir Québec.

25 février

Sommet sur l'enseignement supérieur, une promesse du PQ en campagne électorale. Indexation des droits de scolarité et compressions pour les universités.

27 mars

Pauline Marois mandate Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais pour une commission sur la réforme fédérale de l'assurance-emploi. En décembre, la commission préconisera une entente administrative avec Ottawa pour permettre au Québec de gérer ce fonds.

17 avril

Pauline Marois nomme Pierre Karl Péladeau à la présidence du conseil d'administration d'Hydro-Québec. À l'été, il fera partie de comités de ministres sur l'électrification des transports.

6 mai

Premier recul de Martine Ouellet sur les redevances minières. On abandonne la cible de doubler les recettes des redevances. Après plusieurs essais ratés par Mme Ouellet, Nicolas Marceau reprendra le dossier à l'automne, pour finalement faire adopter un projet de loi bien moins ambitieux que la promesse électorale.

12 juin

Véronique Hivon dépose le projet de loi 52 sur l'assistance médicale à mourir. En dépit d'un sprint durant les dernières semaines, le projet de loi ne sera toujours pas adopté au déclenchement des élections.

7 juillet

Tragédie de Lac-Mégantic. La réaction rapide et empathique de Pauline Marois lui permettra de retrouver la faveur des électeurs dans les sondages d'opinion.

10 septembre

Bernard Drainville dépose son document d'orientation sur la Charte des valeurs québécoises. Le projet de loi déposé le 7 novembre mettra de côté le droit de retrait que voulaient utiliser les municipalités et les universités. La consultation commencera en février 2014, mais sera stoppée par le déclenchement des élections générales.

27 octobre

Fin de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres au lac Taureau. Pauline Marois renonce à déclencher des élections en 2013. Deux élections partielles sont lancées, dans Viau et dans Outremont. Philippe Couillard est élu le 9 décembre et devient chef de l'opposition la semaine suivante.

28 novembre

Nicolas Marceau dépose une mise à jour des finances publiques. Québec abandonne officiellement la cible du déficit zéro. Le déficit sera de 2,5 milliards en 2013-2014, et de 1,75 milliard l'année suivante.

6 décembre

Réjean Hébert dépose son projet de loi 67 sur l'assurance autonomie, à la suite d'un livre blanc et d'une consultation générale. Les adultes souffrant d'incapacités, d'une maladie chronique, d'une déficience physique ou intellectuelle auraient droit à une allocation de soutien pour acheter des services professionnels ou de l'aide domestique.

31 janvier 2014

Les rumeurs d'élections printanières s'intensifient. Québec annonce sa participation dans une super-cimenterie à Port-Daniel, en Gaspésie, un projet de 1 milliard. Québec injecte 100 millions et prête 350 millions par l'entremise d'Investissement Québec.

13 février

Québec devient associé du secteur privé pour l'exploration des ressources pétrolières de l'île Anticosti. On investit 115 millions de fonds publics.

20 février

Dépôt du deuxième budget de Nicolas Marceau. Augmentation du tarif quotidien des garderies, qui passe de 7$ à 8$, puis à 9$ en 2015. On prépare des discussions musclées avec les médecins et les employés du secteur public. Une réforme du financement de la santé et des commissions scolaires est à prévoir.




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