Vague d'éloges pour Françoise David

La porte-parole de Québec solidaire Françoise David fait... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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La porte-parole de Québec solidaire Françoise David fait campagne aux abords du métro Beaubien, dans sa circonscription électorale, à Montréal.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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«Bravo pour hier.» «Vous allez avoir mon vote.» «Je voulais vous féliciter pour le merveilleux débat.» Les électeurs de la circonscription de Gouin étaient nombreux hier à se ruer vers Françoise David en sortant du métro Beaubien. Ils voulaient saluer la porte-parole du parti Québec solidaire et, surtout, la féliciter pour son succès au débat télévisé de la veille.

Par moments, les gens faisaient même la file pour lui adresser un mot. Plusieurs ont affirmé avoir été touchés, parfois jusqu'aux larmes, par son discours.

«Vous êtes venue me chercher ici», a dit Julien Lacosse en se touchant le coeur. L'étudiant à HEC Montréal, employé d'un fonds d'investissement, n'avait pas encore choisi pour qui voter, mais le débat a mis fin à sa réflexion. «Il y avait trois langues de bois durant le débat et un discours qui était exprimé dans un langage comme on le parle tous les jours. On a besoin de quelque chose de plus à gauche pour nous faire avancer», a déclaré le jeune homme.

Ericka Alneus s'est dite soulagée qu'un chef de parti s'adresse enfin à elle. «Elle était rafraîchissante, charmante. Enfin, quelqu'un parlait de vrais enjeux et s'intéressait à ma génération», a souligné l'étudiante.

Mme David n'attire pas seulement les cégépiens et universitaires. Une travailleuse s'est approchée d'elle pour lui parler du salaire minimum. Deux femmes portant le voile lui ont demandé sa position concernant le hijab dans les services publics. Une personne plus âgée lui a posé une question sur les médecins de famille. Faire une entrevue sans se faire interrompre relevait presque de l'impossible hier en fin d'après-midi.

«Depuis que je suis sortie du studio, hier soir, je suis abasourdie, et le mot n'est pas exagéré, par l'ampleur du mouvement de sympathie. Je pensais que j'avais fait une bonne job, je ne ferai pas de fausse modestie. Mais de constater comment les gens ont été touchés, par exemple quand ils me disent qu'ils avaient les yeux pleins d'eau, ça vient me chercher», a dit Mme David.

Le député Girard optimiste

À la sortie du métro, les électeurs pouvaient apercevoir des affiches électorales de Françoise David, mais aussi celles du candidat péquiste, Nicolas Girard. Signe que la bataille s'annonce déchirante dans Gouin, une citoyenne s'est dite déçue par le fait que, peu importe le candidat qui sera élu, la circonscription perdra un bon politicien.

Plus tôt en matinée, l'étoile montante du Parti québécois s'était attaquée au même secteur. Entre 7h et 9h, il a aussi distribué des tracts à l'entrée du métro.

M. Girard n'a pas voulu exprimer d'incertitude, même après le succès de Françoise David au débat. «Beaucoup d'électeurs péquistes m'ont dit qu'ils m'appuieraient. Mais il y a beaucoup d'indécis qui réfléchissent encore. Je suis très optimiste qu'ils voteront pour moi pour un quatrième mandat», a-t-il dit, refusant de mener une campagne négative contre son adversaire.

Lors de porte-à-porte en après-midi, plusieurs électeurs semblaient conquis d'avance par M. Girard. D'autres ont cependant affirmé que leur coeur balançait entre le Parti québécois et Québec solidaire.

«J'ai toujours été péquiste, sauf que Marois, je trouve qu'elle ne fitte pas dans le décor et ce n'est pas parce que c'est une femme. J'écoutais le débat, hier. La madame à côté d'elle, je ne me rappelle plus de son nom, mais elle avait un meilleur discours. Marois sortait des affaires du passé. Moi, c'est demain qui m'intéresse», a expliqué Marcel Pellerin, citoyen de la 5e Avenue.

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