Marc Bellemare ne se présentera pas contre Jean Charest

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Marc Bellemare

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La Presse Canadienne
Sherbrooke

L'ancien ministre libéral de la Justice Marc Bellemare ne sera pas candidat indépendant face à son ancien chef Jean Charest dans la circonscription de Sherbrooke, mais il appuiera le candidat péquiste Serge Cardin.

C'est en compagnie de M. Cardin que Marc Bellemare a annoncé sa décision, vendredi, à Sherbrooke. L'avocat a incité fortement les électeurs de la circonscription à voter en grand nombre pour se «débarrasser» de Jean Charest et de son gouvernement, selon ses propres dires.

Visiblement toujours en colère contre le premier ministre sortant, M. Bellemare a admis qu'il a «rêvé d'en découdre» avec le chef libéral en se présentant contre lui sans s'affilier à un parti politique. Mais il estime que ce n'était pas nécessaire, en raison de la présence du candidat péquiste Serge Cardin qu'il a louangé.

«Il y a déjà ici, dans la circonscription de Sherbrooke, un homme qui saura parfaitement représenter les intérêts de ses électeurs à l'Assemblée nationale, comme il l'a fait pendant plus de 12 ans à la Chambre des communes, à Ottawa», a dit M. Bellemare.

«Ses états de service irréprochables me convainquent qu'il est le meilleur candidat pour battre Jean Charest le 4 septembre prochain», a-t-il ajouté en parlant de l'ex-député bloquiste.

L'ancien ministre de la Justice a par ailleurs appelé les jeunes électeurs à s'exprimer en faveur du candidat péquiste, faisant particulièrement référence aux étudiants du cégep et de l'Université de Sherbrooke.

«S'il y a bien une chose que Jean Charest craint comme la peste, c'est que les Québécois votent massivement.»

Me Bellemare s'est attaqué à Jean Charest, l'accusant d'avoir toujours privilégié les intérêts des amis du Parti libéral plutôt que ceux des Québécois. «Des années de favoritisme et de copinage ont fait du gouvernement Charest le gouvernement le plus corrompu de l'histoire récente du Québec», a-t-il déclaré.

«Si nous sommes en campagne électorale présentement, c'est parce que Jean Charest est pressé de se présenter devant l'électorat avant que la Commission Charbonneau ne révèle au grand jour l'étendue des dégâts.»

Par ailleurs, selon lui, la parole de Jean Charest ne vaut rien, rappelant entre autres qu'aucune des trois réformes que lui avait promises le premier ministre pour le convaincre de se lancer en politique, en 2003, n'a été mise en oeuvre.

Serge Cardin, de son côté, s'est dit «honoré» de voir que Marc Bellemare lui fasse confiance dans le cadre du scrutin.




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