L'effet Duchesneau à venir?

Jacques Duchesneau... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Jacques Duchesneau

Photo Robert Skinner, La Presse

(Québec) Grâce à la candidature de Jacques Duchesneau, la Coalition avenir Québec (CAQ) semble avoir fait mouche pour apporter une réponse à ce que veulent les électeurs québécois avant tout, un gouvernement plus intègre.

> En graphique: les intentions de vote

> En graphique: satisfaction envers le gouvernement

> En graphique: impression des chefs

Dans sa récente enquête, CROP observe que c'est à la CAQ que les Québécois font le plus confiance pour freiner la corruption dans l'industrie de la construction. Ainsi, 32% des répondants, 1 sur 3, feraient «le plus confiance» à un gouvernement «caquiste dirigé par François Legault» pour amener plus d'intégrité. C'est ce qui amène Youri Rivest, vice-président de la maison de sondage, à prévoir qu'éventuellement, l'arrivée d'un Jacques Duchesneau pourrait avoir un impact observable sur les intentions de vote. Au référendum de 1995, l'entrée en scène de Lucien Bouchard dans la caravane du Oui avait frappé les médias, mais mis un moment à se matérialiser dans la popularité de l'option souverainiste, rappelle-t-il.

Sur l'intégrité, les péquistes de Pauline Marois sont la meilleure solution pour 21% des répondants, et seulement 15% des gens placent leur confiance dans les libéraux de Jean Charest pour freiner la corruption.

La principale qualité

Cet enjeu devient déterminant quand on observe que l'intégrité est le problème principal pour de nombreux électeurs. Quand on leur demande ce que devrait être la «principale qualité du gouvernement», 37% optent pour «l'intégrité». Pour 23% des gens, il faut d'abord élire un gouvernement «responsable», cheval de bataille de Jean Charest. La stabilité économique, autre thème du Parti libéral (PLQ), est l'objectif d'une personne sur cinq. Seulement 19% des gens veulent que le prochain gouvernement incarne avant tout le «changement» - une bonne partie de ces électeurs favorables au changement sont déjà dans le camp de ceux qui veulent plus d'intégrité, explique M. Rivest.

La Coalition est aussi perçue, de justesse cette fois, comme la meilleure option pour améliorer la situation en santé; 25% des gens optent pour le parti qu'a choisi le Dr Gaétan Barrette. La CAQ est suivie de peu par le PQ et le PLQ, que choisissent 23% et 22% des répondants, respectivement.

Un gouvernement du PQ est le plus prometteur pour un règlement à la crise étudiante; 32% voient chez les péquistes la meilleure option pour mettre fin au conflit. Mais le PLQ de Jean Charest n'est pas loin derrière, avec 27%, suivi de loin par la CAQ de François Legault avec 15%.

Économie et pauvreté

Le PQ est aussi le meilleur choix, pour 27% de gens, pour mettre du baume sur les problèmes sociaux et la pauvreté. Ici, 22% des gens voient dans le PLQ la solution et seulement 17% des répondants optent pour la CAQ pour réduire la pauvreté.

Sur les questions économiques, le PLQ conserve l'avantage, même sur la CAQ qui en fait pourtant un cheval de bataille. Quelque 30% des répondants voient dans le parti de Jean Charest le gouvernement auquel ils feraient le plus confiance pour améliorer l'économie. François Legault obtient 20% à cet égard, devancé même par le PQ de Pauline Marois, choisi par 25% des répondants.

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Méthodologie

Un sondage téléphonique probabiliste

La collecte de données téléphonique s'est déroulée du 4 au 8 août 2012. Un total de 1061 entrevues ont été réalisées. Les répondants ont été choisis aléatoirement parmi les personnes de 18 ans et plus résidant dans les ménages sélectionnés, présentes au foyer et aptes à répondre aux questions en français ou en anglais. L'échantillon de ménages a été tiré selon la méthode «probabiliste» parmi les abonnés du téléphone de l'ensemble du Québec. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence ainsi que la langue maternelle. D'un point de vue statistique, un échantillon probabiliste de cette taille (n = 1061) a une marge d'erreur maximale de 3,0 points, 19 fois sur 20. Rappelons que la marge d'erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.




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