Selon la formule du RIP retenue par le Parti québécois en février dernier, un référendum aurait lieu sur un sujet donné si 15% des électeurs signaient un registre en ce sens. Cela impliquait donc de permettre aux citoyens de déclencher eux-mêmes un référendum sur la souveraineté du Québec, par exemple - c'était une demande importante de plusieurs péquistes, dont Bernard Drainville.
Mais à la suite du face-à-face avec François Legault, Pauline Marois a apporté cette précision: «On ne peut pas faire un référendum sur la souveraineté par un référendum d'initiative populaire. On peut demander [un référendum par la signature des registres], et non pas l'exiger. Donc, c'est consultatif».
Selon elle, cette façon de faire «permet qu'il y ait une marge de débat pour éviter qu'on fasse un référendum au moment où on sait qu'à l'évidence, il serait perdu». «Moi, je veux le gagner», a-t-elle dit. Pauline Marois veut avoir les coudées franches pour décider de la date du référendum sur la souveraineté.