Laval: la tutelle sème la grogne chez les candidats à la mairie

Jean-Claude Gobé... (Photo Olivier Jean, Archives La Presse)

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Jean-Claude Gobé

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Le candidat à la mairie de Laval Jean-Claude Gobé monte le ton et interpelle le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, au sujet de la tutelle pour qu'il cesse «d'infantiliser les Lavallois».

Dans une lettre coup-de-poing que le chef d'Action Laval a fait parvenir hier au ministre, M. Gobé s'insurge contre les actions entreprises par le tuteur de la Ville de Laval: embauches avant le scrutin de hauts fonctionnaires dont le directeur général, possible imposition du budget 2014 et prolongation de la tutelle après les élections.

«Quelle est votre définition de la démocratie, monsieur le ministre?», lance l'aspirant maire, sûr que «ces gestes précipités provoquent l'indignation de la population».

M. Gobé demande au ministre Gaudreault de cesser «immédiatement d'hypothéquer la vision des élus en court-circuitant» le choix d'un directeur général qui leur revient. Il écrit également: «Je m'adresse aussi à vous aujourd'hui afin que vous cessiez d'infantiliser les Lavallois et les Lavalloises qui auront l'occasion d'exprimer leurs opinions en élisant des hommes et des femmes qui veulent rebâtir la troisième ville en importance au Québec.»

Changement de discours

En réaction aux révélations de La Presse des derniers jours, la Commission municipale du Québec (CMQ), de qui relève le tuteur, a quelque peu nuancé ses intentions.

Par voie de communiqué, la CMQ affirme ne pas avoir l'intention de prolonger indûment la tutelle à Laval au-delà de l'élection d'un nouveau conseil municipal.

Jusqu'à maintenant, il était plutôt question que la CMQ lève la tutelle en fonction du maire qui sera choisi par la population.

La CMQ réitère toutefois son autorité en ce qui a trait au budget 2014. Si la tutelle est toujours en vigueur au moment de l'adoption du budget, le tuteur devra l'approuver. La CMQ souligne toutefois que le tuteur n'a pas «l'intention de revoir les choix politiques des élus».

Appui au tuteur

Jusqu'à maintenant, un seul candidat à la mairie ne s'offusque pas des gestes du tuteur. Contrairement à ses adversaires qui crient au déni démocratique, le candidat indépendant Jacques Foucher estime que la CMQ, qui est «très démocratique», selon lui, agit «par simple prudence». «C'est sécurisant pour la population de savoir que le conseil sera guidé", soutient M. Foucher.

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