La nature plus précieuse et utile que jamais

Le parc Lafontaine sur le Plateau Mont Royal.... (PHOTO Robert Skinner, La Presse)

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Le parc Lafontaine sur le Plateau Mont Royal.

PHOTO Robert Skinner, La Presse

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La ville a besoin de la nature, même si elle l'ignore souvent à ses dépens.

C'est, en résumé, le message d'un imposant rapport commandé par le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique publié plus tôt ce mois-ci.

Ce rapport, intitulé Urban Biodiversity and Ecosystem Services, a été rédigé par des centaines de chercheurs de partout sur la planète, sous la direction d'une équipe d'experts dont fait partie Rob McDonald, de l'organisme Nature Conservancy.

Le rapport souligne l'importance de conserver des milieux naturels et des écosystèmes fonctionnels à proximité des villes, parce que ceux-ci fournissent des services essentiels comme la purification de l'air et de l'eau ou la défense contre les inondations.

« Plusieurs villes planifient des ceintures vertes en pensant autant à la biodiversité qu'aux services écologiques », dit M. McDonald.

Des villes riches en biodiversité

D'ici 2050, prévoit-on, la population des villes va continuer à croître rapidement, mais la superficie des villes augmentera encore plus vite.

« Sur l'ensemble du globe, les zones urbaines grandissent en moyenne deux fois plus vite que les populations », affirme-t-on dans le rapport.

Résultat : si les villes occupent actuellement 4 % du territoire planétaire, ce sera 8 % en 2050, précise M. McDonald.

Et les villes sont souvent au coeur de zones écologiquement riches. C'est d'ailleurs le cas de Montréal, qui est dans la zone du Québec affichant la plus grande biodiversité.

Dans certains cas, il y a d'autres objectifs environnementaux à poursuivre, dit-il. « À Paris, ils ont décidé de privilégier le transport collectif. Cela veut dire densifier l'habitation dans les proches banlieues, en sacrifiant des zones boisées. C'est un choix qui se défend. »

Les pertes de biodiversité sont donc inévitables, mais ce n'est pas une raison de ne rien faire, dit M. McDonald. « Il va y avoir des dommages, mais c'est utile de planifier la conservation pour minimiser les pertes », dit-il.

Cependant, ajoute-t-il, le concept de services écologiques permet aux décideurs de considérer les coûts de ces choix. « Les gens savent depuis longtemps que les milieux naturels sont importants, mais de les considérer sous l'angle des services force les décideurs à tenir compte de leur valeur. »

TROIS VILLES SOUS LA LOUPE

New York

New York a adopté un programme de plantation d'arbres et de restauration des plaines inondables afin de contrer les effets des changements climatiques. La Ville a depuis longtemps décidé de protéger sa source d'eau potable dans les montagnes des Catskills au lien d'investir dans de coûteuses usines de traitement.

Bangalore

La population de Bangalore est passée de 160 000 à 8,5 millions depuis 1901. Elle s'est étendue dans une région parsemée de lacs dont plusieurs ont été remblayés. On craint que la « fragmentation des espaces verts et l'isolation des lacs, en plus des événements de pluie extrême, vont probablement augmenter la fréquence des sécheresses et des inondations ».

Chicago

Chicago peut compter sur 150 000 hectares de milieux naturels protégés, soit environ 700 fois le parc du Mont-Royal. C'est l'héritage d'une décision prise en 1913 pour « protéger et préserver la flore, la faune et le paysage ». Cependant, il subsiste relativement peu d'écosystèmes de qualité sur son territoire. Les zones de conservation ont été utilisées comme pâturages et les arbres ont été coupés.




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