Le tramway roule pour Bergeron

«Le tramway, on oublie ça [...]. L'argent ne... (Photo photo-montage La Presse)

Agrandir

«Le tramway, on oublie ça [...]. L'argent ne pousse pas dans les arbres », a dit Denis Coderre cette semaine, en réaction à l'annonce de son adversaire.

Photo photo-montage La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est ce qu'on appelle en politique «définir l'agenda». L'actualité au Québec n'a pas laissé beaucoup d'espace cette semaine aux candidats à la mairie de Montréal, dont aucune promesse n'a réellement retenu l'attention.

À l'exception du tramway cher au chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.

Il avait promis il y a une semaine que les Montréalais en verraient les premières voitures en 2017, il a renchéri mercredi en maintenant son engagement contre vents et marées. Même si «aucun ingénieur, aucun fabricant, aucun décideur de quelque niveau que ce soit» ne lui ont confirmé que la chose était possible, il entend implanter un réseau de 10 à 15 km en quatre ans.

Quitte à emprunter des voitures à d'autres villes «comme Montpellier, Bordeaux et Jérusalem», a-t-il prévenu. Ses adversaires ont dû embarquer sur son terrain et n'ont pas manqué de tirer à boulets rouges sur cette promesse. La chef de Vision Montréal et codirectrice de Coalition Montréal, Louise Harel, a qualifié l'idée d'emprunter des voitures d'«absurde et invraisemblable».

Hier, M. Bergeron a finalement reconnu que cette idée était "saugrenue".

Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, a rappelé qu'on n'était plus à l'époque des grands projets à la Jean Drapeau. «Faire croire à la population que ce qu'on a fait en 1960, on pourrait le faire aujourd'hui, bonne chance! Essayez d'aller jouer dans le fleuve avec un tracteur.»

Quant à Denis Coderre, sa réplique a été lapidaire. «Le tramway, on oublie ça [...]. L'argent ne pousse pas dans les arbres.»

Qu'un candidat devienne la cible privilégiée de ses adversaires n'a rien pour déplaire à une organisation politique. Dans l'entourage de M. Bergeron, en tout cas, on cachait mal cette semaine la satisfaction d'avoir imposé le sujet de l'heure.

Le BIXI s'invite

En s'invitant dans la campagne électorale, le BIXI a sonné le glas de la fragile coalition qui gouverne Montréal depuis un an. Dépités de ne pas avoir pu débattre au conseil municipal des déboires financiers du BIXI, des conseillers de plusieurs partis ont dénoncé le maire par intérim, Laurent Blanchard. "Ça finit en queue de poisson», a lancé Richard Bergeron. Les candidats à la mairie ont toutefois montré une belle unanimité en s'engageant à assurer la survie du BIXI.

Dons: les règles changent

Sans tambour ni trompette, Denis Coderre a laissé tomber cette semaine sa promesse de ne pas accepter de dons supérieurs à 100$. Sur son site est apparu le message que les dons pouvaient désormais atteindre 300$, maximum permis par la loi depuis juin dernier. L'organisation de M. Coderre a expliqué qu'on voulait ainsi permettre aux citoyens de contribuer à la fois à la course à la mairie et aux collectes de fonds locales.

Où sont les pancartes?

En 2009, les deux principaux partis, Union Montréal et Vision Montréal, avaient dépensé 1,4 million chacun pour la campagne électorale. Signe des temps, aucun parti cette année ne prévoit dépasser la moitié de cette somme. Premier effet tangible: les pancartes qui envahissent habituellement la ville dès le déclenchement de la campagne sont discrètes. Quant à celles de Denis Coderre, elles sont carrément inexistantes, «pour des considérations environnementales», indique-t-on dans son organisation.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer