Collusion à Boisbriand: le DGEQ vérifie s'il y a eu infraction

La mairesse sortante de Boisbriand, Sylvie Saint-Jean.... (Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse)

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La mairesse sortante de Boisbriand, Sylvie Saint-Jean.

Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse

Éric Clément
La Presse

Le Directeur des élections du Québec (DGEQ) vérifie si une infraction a été commise lorsque l'homme d'affaires Lino Zambito a tenté, en la présence de la mairesse de Boisbriand, Sylvie Saint-Jean, de convaincre deux conseillers de l'opposition, Marlene Cordato et Patrick Thiffault, de permettre la réélection de Mme Saint-Jean sans opposition.

Selon le reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada, diffusée jeudi à 20h, deux rencontres se sont tenues au printemps dernier dans des restaurants de la région. Lino Zambito, la mairesse Saint-Jean et les deux seuls conseillers de l'opposition étaient présents au premier rendez-vous. Les deux conseillers ont enregistré la rencontre. Dans l'enregistrement, Lino Zambito tente de les convaincre d'accepter une entente qui permettrait à Sylvie Saint-Jean d'être réélue sans oposition. À l'époque, Marlene Cordato songeait déjà à se présenter comme candidate à la mairie, ce qu'elle fera le 1er novembre.

«Moi, je suis là pour éviter des élections à Boisbriand, puis crisse, tout le monde garde leurs jobs, a dit Lino Zambito. En bout de ligne, faire un hostie de power trip de politiciens ou politiciennes, on s'en va en campagne pour avoir le même calice de résultats. Pourquoi on regarde pas en avant pis voir ce qu'on peut bâtir ensemble, hostie ?» L'entreprise Infrabec a obtenu plus de la moitié des contrats de Boisbriand au cours des cinq dernières années, pour un total dépassant 50 millions, selon Radio-Canada.

Cette histoire pourrait avoir des conséquences importantes si le DGEQ conclut qu'il y a eu infraction dans cette affaire. Le fait d'inciter des personnes à ne pas se présenter comme candidats à une élection municipale est considéré dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (LERM).

L'article 590 de la LERM stipule que « commet une infraction quiconque, par lui-même ou par l'intermédiaire d'une autre personne, obtient ou tente d'obtenir qu'une personne pose sa candidature à un poste de membre du conseil, s'abstienne de le faire ou retire sa candidature en lui promettant ou en lui accordant quelque don, prêt, charge, emploi ou autre avantage ou en lui faisant des menaces »

«Nous vérifions si une infraction a été commise dans ce dossier relastivement à la Loi sur les sur les élections et les référendums dans les municipalités», a dit Denis Dion, porte-parole du DGEQ, ce vendredi matin.

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