Défaite du gouvernement Harper: le maire Coderre soulagé

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Justin Trudeau accompagné de Denis Coderre lors d'une rencontre avec le maire en septembre.

Photo André Pichette, archives La Presse

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Élections fédérales
Élections fédérales

Le 19 octobre 2015, un gouvernement libéral majoritaire dirigé par Justin Trudeau a été élu. »

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Maintenant que le gouvernement Harper n'est plus au pouvoir, le maire de Montréal, Denis Coderre, a bon espoir de pouvoir régler rapidement le controversé dossier du déversement des eaux usées dans le fleuve.

Quelques jours avant le scrutin, la ministre fédérale de l'Environnement, Leona Aglukkaq, a signé un arrêté ministériel empêchant la Ville de Montréal de procéder au déversement prévu de 8 milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve. Un comité de trois experts a été nommé pour étudier le dossier.

Estimant ne pas avoir d'autre choix, la Ville de Montréal avait prévu faire ce déversement du 18 au 25 octobre, dans le cadre d'un plan pour déplacer une chute à neige.

Courroucé, le maire Coderre avait reproché au gouvernement Harper de faire de la politique partisane avec cette question environnementale.

Mardi, alors qu'il commentait officiellement l'élection, la veille, d'un gouvernement libéral majoritaire, le maire Coderre a exprimé son optimisme, maintenant que les conservateurs ont été battus.

«J'ai bon espoir parce que moi, mes propres fonctionnaires et experts me disaient que quand on regarde l'ensemble des dossiers, on peut régler tout ça entre 24 et 48 heures. On est capable de faire l'analyse en conséquence. Environnement Canada a l'expertise, les outils et les données pour pouvoir rapidement répondre», a-t-il opiné.

Interrogé quant au fait qu'il est lui-même un ancien député libéral fédéral qui a siégé aux côtés du député Justin Trudeau, le maire Coderre a assuré qu'il ne s'attendait pas à un traitement de faveur de sa part, seulement à du respect - ce qui ferait déjà changement par rapport au gouvernement conservateur sortant, a-t-il affirmé.

«Montreal is back», a lancé le maire, en ajoutant que le premier ministre nouvellement élu représentait une circonscription de Montréal, en plus de ne pas être aussi «arrogant» que le précédent gouvernement et de ne pas chercher à faire de la «politicaillerie» avec le dossier du déversement des eaux usées dans le fleuve.

Postes

Par ailleurs, sur la question de la fin de la livraison du courrier à domicile, le maire Coderre estime également que le chef libéral peut appeler prestement Postes Canada pour stopper le processus et voir à ce que les étapes suivantes puissent se dérouler en consultant les villes et dans le respect des citoyens visés.

Montréal, Laval et Longueuil se sont déjà jointes à la contestation devant le tribunal intentée par le Syndicat des travailleurs des postes et plusieurs groupes de personnes âgées et handicapées.

«On n'a pas besoin de se rendre au bout du processus judiciaire», a opiné le maire Coderre.

Il estime qu'il est possible de trouver une solution mitoyenne entre la fin de la livraison du courrier à domicile et la livraison cinq jours par semaine à la porte, dans un contexte où, effectivement, le nombre de lettres à livrer a diminué de façon significative. «On peut le faire de façon décente, intelligente», a-t-il commenté.

Pont Champlain

Le maire Coderre a exprimé son optimisme de voir ainsi d'autres dossiers chers à Montréal connaître un dénouement heureux avec le nouveau gouvernement libéral.

«Ça veut dire que le péage sur le pont Champlain prend le bord, on est ben content!», s'est-il exclamé.

Durant la campagne électorale, le chef libéral Justin Trudeau s'était en effet dit d'accord avec le fait que le futur pont qui reliera Montréal à la Rive-Sud ne soit pas payant, puisqu'il s'agit d'un pont de remplacement, et non de la construction d'une infrastructure nouvelle.

Le maire Coderre croit également que les services d'injection supervisée qu'il souhaitait voir implantés à Montréal pourront enfin obtenir l'autorisation nécessaire d'Ottawa - puisqu'ils requièrent une autorisation en vertu de la loi sur les drogues.

À Québec, le gouvernement Couillard avait déjà donné son aval à ces sites, mais le gouvernement Harper tardait à le faire, reprochant au maire Coderre de vouloir implanter des «centres d'héroïne».

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