La victoire de Trudeau confirme le déclin du mouvement souverainiste, dit Couillard

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a relevé... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a relevé que les électeurs québécois se sont prononcés à 80% en faveur de partis fédéralistes, lors du scrutin de lundi.

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Élections fédérales
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Le 19 octobre 2015, un gouvernement libéral majoritaire dirigé par Justin Trudeau a été élu. »

(Québec) L'élection du gouvernement libéral de Justin Trudeau place le Québec dans une «position de force» à Ottawa et confirme le «lent déclin du mouvement souverainiste», a affirmé Philippe Couillard mardi.

«On a changé de génération clairement, hier, a affirmé M. Couillard mardi matin. C'est ce qu'on voyait avec cette jeunesse qui s'est exprimée au Québec, largement en faveur du maintien de la participation du Québec à la fédération.»

Le premier ministre québécois a salué l'arrivée au pouvoir de M. Trudeau, qui a été élu à la tête d'un gouvernement majoritaire lundi soir. Une victoire marquée par l'élection de 40 députés du PLC au Québec, le meilleur score du parti dans la province depuis Pierre Elliott Trudeau en 1980.

Aux yeux de M. Couillard, le résultat de lundi soir confirme l'essoufflement du mouvement souverainiste, qui voit ses appuis s'effriter depuis les années 90.

«On assiste au lent déclin du mouvement souverainiste, a dit M. Couillard. Ça m'apparaît évident.»

Il a rappelé que le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a activement soutenu le leader du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Le chef péquiste a participé à plusieurs activités à ses côtés, notamment une tournée en vélo au début de la campagne.

Le changement de régime à Ottawa couplé à l'élection d'un fort contingent de députés québécois au gouvernement place par ailleurs le Québec dans une position avantageuse, estime Philippe Couillard.

Il s'attend à ce que son nouveau vis-à-vis fédéral s'attaque «à court terme» à la question des changements climatiques, un enjeu qui l'a souvent placé en opposition à Stephen Harper. La conférence de Paris sur le climat débute dans moins de deux mois et le Canada doit y jouer un rôle de leader, dit-il.

«On s'attend à un discours qui est très fort, très uni de la part des chefs d'État du monde entier, particulièrement des pays comme le nôtre», a-t-il dit.

Marijuana

M. Couillard a rappelé qu'il est ouvert à ce qu'Ottawa décriminalise la marijuana. Mais il n'est «pas forcément» favorable à la légalisation de cette drogue, comme l'envisage Justin Trudeau.

En fin de campagne électorale, M. Trudeau réitéré son intention de légaliser et régulariser le cannabis «tout de suite» s'il était élu.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a indiqué que le résultat de lundi soir reflétait davantage le ras-le-bol des Québécois face au gouvernement Harper qu'un désaveu du mouvement indépendantiste. Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, s'est pour sa part réjoui de voir le PLC passer du statut de deuxième opposition au gouvernement.

Il a toutefois accueilli avec réserve le projet de M. Trudeau de creuser trois déficits pour lancer des projets d'infrastructure. Chose certaine, dit M. Legault, les élections fédérales ont confirmé le «recul» du mouvement pour l'indépendance. «On sait que le Bloc, il y a quatre ans, avait eu 23% d'appuis, a dit M. Legault. Hier, ils ont eu seulement 19% d'appuis. Donc c'est clair que c'est un recul pour le mouvement souverainiste.»

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«J'ai entendu clairement de la part des libéraux qu'il n'y aurait pas de péage sur le pont Champlain. C'est une excellente nouvelle pour l'ensemble des Montréalais mais aussi pour tous les gens de la région métropolitaine. On peut s'y attendre sûrement (à l'abandon du péage): ils l'ont dit clairement tout le long de la campagne.»

- Le ministre des Transports, Robert Poëti

«J'ai été heureux quand M. Trudeau a dit que, s'il était élu, il parlerait aux provinces (afin de convenir d'une entente à long terme sur le financement des soins de santé). C'est déjà une bonne nouvelle en soi. La table est mise maintenant, avec un gouvernement libéral majoritaire, pour avoir cette discussion-là de la façon la plus transparente possible.»

- Le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Le gouvernement Couillard réclame que la part du fédéral dans le financement des dépenses en santé soit augmentée à 25% (il était de 22,4% en 2013-2014 ; on prévoit 18% dans l'avenir). Le transfert fédéral doit être calculé  en fonction de la démographie et non per capita, afin de tenir compte du vieillissement de la population, demande également Québec.

- Avec Tommy Chouinard 

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