PCC et NPD publient leur plateforme électorale

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La plateforme de Stephen Harper est surtout axée sur ses promesses économiques.

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Lina Dib
La Presse Canadienne

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti conservateur ont dévoilé leurs plateformes électorales détaillées vendredi matin. Le NPD l'a fait à Montréal, le Parti conservateur à Richmond, en Colombie-Britannique.

Élément neuf de la plateforme de Thomas Mulcair: il propose de travailler avec les autres partis fédéralistes en formant des ententes «informelles ou stables» pour obtenir des résultats.

La plateforme de Stephen Harper est surtout axée sur ses promesses économiques. Dans une longue présentation, appuyée par trois courtes vidéos, le chef conservateur s'est présenté comme le seul rempart possible contre les hausses de taxes et d'impôts.

«Les déficits veulent dire tout simplement des coupures plus tard dans des services. (...) Si on regarde la plateforme libérale, il y a dans cette plateforme des milliards de dollars de coupures indéfinies à l'avenir», a déclaré M. Harper.

Pendant ce temps, à Toronto, Justin Trudeau rappelait sa promesse de réduire les impôts de ceux qui gagnent entre 44 700 $ et 89 401$, leur taux d'imposition passant de 22 à 20,5 pour cent. Le chef libéral s'est engagé à faire ce changement dans le tout premier projet de loi qu'un gouvernement Trudeau déposerait.

Cette baisse d'impôt serait financée par une augmentation d'impôt pour les contribuables qui gagnent plus de 200 000 $.

Comme la course continue d'être serrée, les questions sur de possibles arrangements entre partis ont ressurgi vendredi matin, à Toronto. On a demandé à M. Trudeau s'il pouvait imaginer appuyer des mesures proposées par son rival Thomas Mulcair.

«Si après les élections il a des propositions, on va toujours écouter», a répondu M. Trudeau, ajoutant qu'il ne concentre pas ses énergies en ce moment sur les stratégies mais plutôt sur les électeurs.

Côté stratégie, son rival néo-démocrate a offert un argument mathématique.

«Dans quelques jours vous allez voter pour l'équipe et le premier ministre à qui vous allez confier vos espoirs en santé, en environnement, en économie. Il ne manque qu'une trentaine de sièges au NPD pour y arriver. Il en manque une centaine aux libéraux. Faites le calcul», a lancé M. Mulcair.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, croit pour sa part à l'élection d'un gouvernement minoritaire.

De passage à Baie-Saint-Paul, il a demandé aux Québécois, dans ce contexte, de lui donner la balance du pouvoir pour faire entendre leur voix à Ottawa. Encouragé par sa remontée dans les sondages, le chef bloquiste entreprenait une tournée ce week-end, digne des meilleures années du Bloc. Il passait, entre autres, à Rimouski, en Gaspésie, sur la Côte-Nord, au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Abitibi.

«Ce qu'il faut pour le Québec, c'est que le Québec ait tout son poids à Ottawa et, dans un gouvernement minoritaire, ça prend une forte députation du Bloc pour avoir la balance du pouvoir», a déclaré M. Duceppe vendredi matin devant une soixantaine de militants venus l'entendre à Baie-Saint-Paul.

Le chef bloquiste a par ailleurs reproché à son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair de renier son prédécesseur Jack Layton en affirmant plus tôt dans la journée qu'il serait prêt à former une coalition formelle ou informelle pour déloger les conservateurs avec tout parti sauf le Bloc.

«Jack Layton n'avait pas eu cette attitude. En 2008, (Jack) Layton était venu me voir dans mon bureau à Montréal en me disant: pourquoi ne pas former une coalition?» a-t-il relaté.

Par ailleurs, le dossier des réfugiés syriens a continué d'occuper les chefs en campagne.

M. Harper, pour la deuxième journée consécutive, a dû défendre son choix de donner la priorité aux réfugiés membres de minorités religieuses et ethniques comme les chrétiens et les Kurdes.

M. Trudeau a déclaré qu'il ne maintiendrait pas pareille politique.

Dans un court accès de colère maîtrisée, le chef libéral a dit trouver «dégoûtantes» les allégations du réseau CTV qui rapportait jeudi soir que Stephen Harper a voulu accorder la priorité à certains réfugiés syriens - dont les chrétiens - pour plaire à certaines communautés en prévision du vote du 19 octobre.

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