Les conservateurs repoussent une loi sur le vote à visage découvert

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Si une loi sur le vote à visage couvert est ainsi repoussée, c'est par souci de cohérence, a expliqué le ministre sortant Steven Blaney. Sur la photo, une citoyenne dépose son vote lors des élections fédérales de 2008.

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(Lévis) L'interdiction du vote à visage couvert ne sera pas une priorité pour le Parti conservateur s'il est réélu aux élections du 19 octobre, ont confirmé lundi deux piliers du gouvernement Harper.

En campagne sur la Rive-Sud de Québec, les ministres sortants Steven Blaney (Sécurité publique) et Jason Kenney (Défense) ont indiqué que cet engagement de longue date des conservateurs est repoussé aux calendes grecques.

Lors du discours du trône, en 2007, le gouvernement Harper a annoncé une loi pour interdire le vote à visage couvert. Deux projets de loi privés ont été déposés en ce sens, dont un par M. Blaney. Les deux initiatives sont mortes au feuilleton et n'ont jamais été adoptées par la Chambre des communes.

Bien qu'il ne ferme pas définitivement la porte à une loi en ce sens, le Parti conservateur a aujourd'hui d'autres priorités, ont indiqué MM. Blaney et Kenney. Au premier chef, ils souhaitent légiférer pour interdire le port du niqab lors de la prestation du serment de citoyenneté.

« Pour nous, la mesure la plus importante présentement, c'est de réaffirmer l'importance de prêter serment à visage découvert », a indiqué M. Blaney.

Si une loi sur le vote à visage couvert est ainsi repoussée, c'est par souci de cohérence, a expliqué le ministre sortant. En outre, la loi permet déjà à un Canadien de voter par correspondance, donc sans se présenter dans un bureau de scrutin.

« On doit tenir compte des différentes manières dont il est possible de voter, d'avoir une cohérence au niveau du vote, et pas juste faire un geste d'éclat à des fins partisanes, émotionnelles ou carrément, qui ne sont pas cohérentes », a indiqué M. Blaney.

Citoyenneté

Les deux ténors du gouvernement conservateur ont profité de leur sortie à Lévis pour attaquer le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique, qui s'opposent à une loi conservatrice par laquelle Ottawa peut retirer la citoyenneté canadienne à des personnes trouvées coupables d'actes de terrorisme.

Cette sortie survient deux jours après qu'il fut révélé qu'Ottawa vient d'utiliser ce nouveau pouvoir pour la première fois. Condamné en 2010 pour son rôle dans le groupe terroriste « Toronto 18 », Zakaria Amara, a été avisé qu'il sera privé de sa citoyenneté canadienne au terme de sa peine de prison.

M. Kenney affirme que l'opposition Justin Trudeau et de Thomas Mulcair à cette mesure prouve qu'ils sont « déconnectés » des aspirations des Canadiens et, plus particulièrement des Québécois.

« Cela signifie que s'ils prennent le pouvoir le 19 octobre, le terroriste reconnu coupable, Zakaria Amara, sera libre de rôder dans nos rues et de voyager avec un passeport canadien, ce que je trouve épouvantable », a dénoncé M. Kenney.

Sondage

Lundi matin, un sondage Abascus a laissé entrevoir une baisse importante des appuis au Nouveau Parti démocratique au Québec, une chute de 17 points depuis la dernière enquête de la firme.

Ce dernier coup de sonde a réjoui le député sortant Steven Blaney.

« Au début de la campagne, j'ai souhaité que l'on puisse démontrer que les valeurs conservatrices sont des valeurs québécoises, a-t-il dit. Il semble que les événements donnent raison à cette affirmation. »

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