Privatisation d'Orford: Mulcair attaqué de toutes parts

Thomas Mulcair... (Photo Sean Kilpatrick, PC)

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Thomas Mulcair

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Marie-Michèle Sioui
La Presse

Tromperie, accusations graves ou double discours : tant les révélations sur la présumée volte-face de Thomas Mulcair dans le dossier de la privatisation du parc du Mont-Orford que la réaction du chef néo-démocrate face à celles-ci ont entraîné samedi de vives réactions au sein des partis politiques fédéraux et du Parti québécois, qui appuie le Bloc dans sa campagne.

« Cette histoire mérite de traverser la frontière de la langue », a d'abord tweeté, en anglais, l'ex-chef libéral Bob Rae, en retransmettant un article de La Presse qui rapportait les propos d'anciens collègues libéraux provinciaux de Thomas Mulcair, Monique Gagnon-Tremblay et Pierre Reid.

Ces derniers prétendent que l'actuel chef du NPD a déjà été favorable au projet de privatisation du parc du Mont-Orford. Or c'est notamment en raison de son opposition à ce même projet (et à son désir de protéger les milieux humides de l'île de Laval) que Thomas Mulcair a quitté le ministère de l'Environnement, en 2006.

« M. Mulcair démontre aujourd'hui cet exemple : il va dire n'importe quoi pour se faire élire », a déclaré le porte-parole libéral Cameron Ahmad.

«On a la preuve qu'il n'a pas quitté le Parti libéral pour les raisons qu'il a évoquées.»

Cameron Ahmad,
porte-parole libéral

« C'est un exemple du vrai Mulcair. Nous croyons que les Québécois doivent découvrir qui est le vrai Mulcair et quel est le Canada du NPD », a aussi réagi le Parti conservateur.

En réaction aux révélations obtenues par La Presse, le NPD a dirigé les médias vers l'ex-député libéral dans Orford, Robert Benoit. « À partir du moment où Thomas Mulcair est nommé ministre et jusqu'à sa démission, personne ne me dit que lui, dans sa tête d'environnementaliste, veut vendre Orford », a-t-il attesté. « Les gens me disaient plutôt que Jean Charest voulait vendre, et ça, on le savait tous. »

Loin de convaincre

De son côté, Thomas Mulcair a évoqué des « accusations farfelues et mensongères » de la part de ses anciens collègues. Mais son explication a été loin de convaincre ses détracteurs.

« Mulcair accuse d'anciens collègues de mentir ; c'est grave, qu'il s'explique », a ainsi réagi le candidat libéral Stéphane Dion, sur Twitter. « Incroyable ! Mulcair traite de menteurs ses ex-collèges ministres du PLQ Monique Gagnon-Tremblay et Pierre Reid », a aussi tweeté Jean-François Lisée.

En 2011, le Parti québécois avait pourtant utilisé le mot « tasser » pour désigner le départ de Thomas Mulcair du Conseil des ministres. Le député de Chambly d'alors, Bertrand St-Arnaud, avait laissé entendre qu'on avait montré la porte à M. Mulcair parce qu'il n'était pas d'accord avec l'intention de son chef de ne pas protéger les milieux humides lavallois afin de ne pas nuire au maire de l'époque, Gilles Vaillancourt.




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