Ahuntsic: Mourani et Joly croisent le fer sur l'économie

Mélanie Joly et Maria Mourani... (PHOTO ARCHIVES ULYSSE LEMERISE, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Mélanie Joly et Maria Mourani

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L'économie ne s'impose pas uniquement dans la campagne électorale des chefs, mais aussi celle des candidats locaux. Un débat entre les candidats de la circonscription Ahuntsic a donné lieu à un sérieux accrochage entre la députée sortante Maria Mourani et la libérale Mélanie Joly sur les difficultés de ce secteur de Montréal.

Lors d'un débat au Collège Ahuntsic organisé ce midi, Mélanie Joly a accusé la députée sortante de ne pas avoir agi pour freiner le déclin du secteur Chabanel, qui a longtemps été l'un des plus importants centres manufacturiers de la métropole. «Chabanel a beaucoup souffert, je veux relancer Chabanel, créer des emplois pour que vous puissiez, 50 000 emplois qui est à peine 10 000 emplois, le fédéral n'a pas été impliqué dans le dossier», a déploré la candidate libérale.

Maria Mourani s'est défendue de ne pas avoir agi, disant que d'importantes ressources avaient été investies dans la relance du secteur. Elle estime d'ailleurs que les efforts portent leurs fruits, comme des citoyens l'ont récemment fait remarquer à Mme Joly, a souligné la députée sortante. «Mais ça a l'air que vous n'écoutez pas les gens quand ils vous parlent», a lancé Mme Mourani.

Le candidat conservateur est pour sa part resté davantage collé au message de son parti, insistant sur les baisses de taxes faites par le gouvernement Harper. Celui-ci a également avancé que «notre classe moyenne est déjà la plus riche au monde», ce qui a été rapidement contesté par ses adversaires.

Les autres candidats ont par moment lancé des flèches à leurs adversaires. «Mme Mourani, je n'y crois plus au NPD. C'est un parti caméléon qui va dans le sens du courant» a déploré le candidat vert dans Ahuntsic, Gilles Mercier.

Le candidat du Bloc, Nicolas Bourdon, en a profité pour lancer une pointe à Mélanie Joly qui parle souvent du «vrai changement». «Ça fait changement de ne pas avoir le mot 'changement' dans son slogan. Nous, les souverainistes, croyons que le changement passe par le fait de se donner un pays», a-t-il dit.

Joly veut le prolongement de la ligne orange

Par ailleurs, Mélanie Joly a avancé que, élue, elle pousserait pour le prolongement de la ligne de métro orange. Elle souhaite ainsi que les trains, qui arrêtent à la station Côte-Vertu continuent leur chemin pour desservir Cartierville, plus au nord.

Cet objectif pourrait être difficile à atteindre puisque Montréal et le gouvernement du Québec ont plutôt décidé de faire du prolongement de la ligne bleue vers Anjou leur priorité. D'autres projets se bousculent et risquent d'aboutir avant la ligne orange, comme le train léger sur le futur pont Champlain, le train de l'ouest, demandé depuis longtemps dans l'ouest de l'île, et le prolongement de la ligne jaune, à Longueuil.

En plus du métro, Mélanie Joly souhaite également voir augmenter la fréquence des trains de banlieue, plusieurs lignes traversant Ahuntsic.

À noter, Mélanie Joly n'a pas évoqué d'implanter des systèmes de bus rapide, idée qu'elle avait martelée tout au long de sa campagne à la mairie de Montréal, en 2013.

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