La campagne du Bloc passe à la vitesse supérieure

Gilles Duceppe au conseil général du parti, dimanche,...

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Gilles Duceppe au conseil général du parti, dimanche, dans la circonscription dont il est candidat, Laurier-Sainte-Marie, à Montréal.

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Du cordial « Parlons Québec » de la campagne de 2011, le Bloc québécois est passé dimanche au slogan « On a tout à gagner »; une formule qui doit fouetter les troupes de Gilles Duceppe, encore loin dans les intentions de vote de la province.

Au terme du conseil général électoral du Parti, tenu à Montréal, le chef Gilles Duceppe a livré un discours qui cherchait surtout à alimenter la flamme souverainiste et à attaquer l'équipe de Thomas Mulcair, en ce début de sixième semaine de campagne.

«Ça prend du changement. Et pour le Québec, c'est de passer de l'orange au bleu; du NPD au Bloc québécois.»

Gilles Duceppe
Chef du Bloc québécois

« Ça fait quatre ans qu'on ne gagne plus. Quatre longues années. Stephen Harper a fait beaucoup de dégâts. Le Québec en a souffert », a lancé le chef bloquiste, dans l'auditorium d'une école primaire de la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, qui lui a échappé aux dernières élections. « Ça prend du changement. Et pour le Québec, c'est de passer de l'orange au bleu; du NPD au Bloc québécois. »

À la mi-août, un sondage Crop-La Presse accordait 16 % des intentions de vote des Québécois au Bloc, loin derrière le NPD, qui récoltait 47 % des appuis. Un coup de sonde commandé quelques jours plus tard par les néodémocrates à la maison Crop plaçait aussi Gilles Duceppe en position fâcheuse. Dans sa circonscription, le chef bloquiste obtenait 20 % des appuis, contre 47 % à Hélène Laverdière, du NPD.

« J'ai bien confiance qu'on va convaincre les gens », a déclaré Gilles Duceppe, en disant de ses candidats qu'ils sont « très, très motivés » et « présents sur le terrain ».

Thomas Mulcair ciblé

Après avoir dévoilé les affiches et le slogan officiel de son parti, le chef du Bloc a abordé une série de dossiers chers à son parti, à commencer par l'environnement.

« Nous déciderons nous-mêmes des oléoducs qui passent ou non sur notre territoire. Ce n'est pas vrai qu'on va laisser Calgary et Ottawa décider ce qui se passe sur le territoire québécois », a-t-il lancé.

Il a une fois de plus attaqué les positions de Thomas Mulcair, qui serait favorable au pipeline Énergie Est sous réserve d'une évaluation environnementale et qui souhaite équilibrer le budget fédéral dès l'an prochain.

Gilles Duceppe a finalement fait état des avantages dont bénéficierait un Québec indépendant, à savoir une place de choix dans la lutte contre les changements climatiques, un rapport de force plus important vis-à-vis d'Ottawa, la protection du système de gestion de l'offre en agriculture et le rôle de protecteur du français en Amérique du Nord, notamment.

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