Exportation de l'eau en vrac: le PLC somme Mulcair de clarifier sa position

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La Presse

Après l'éloge de Margaret Tatcher, d'autres déclarations passées de Thomas Mulcair sont ramenées à l'avant-scène par ses adversaires. Dans une lettre adressée au chef du NPD et obtenue par La Presse, le Parti libéral du Canada lui demande de clarifier sa position sur l'exportation de l'eau en vrac.

Les troupes de Justin Trudeau ont ressorti des déclarations de M. Mulcair en 2004, lorsqu'il s'était dit en faveur d'un débat sur l'exportation de cette ressource qu'il présentait comme étant renouvelable et susceptible de stimuler l'économie régionale.

« Je peux enligner 500 camions avec des cruches d'eau ; ça, ce n'est pas de l'exportation. Mais, un camion-citerne, ça, c'est de l'exportation massive. Trouvez la logique là-dedans », avait déclaré M. Mulcair à l'Assemblée nationale en juin 2004.

« Si on assure la pérennité, le renouvellement, la qualité de la ressource eau, si on s'assure d'une bonne assise juridique, pourquoi ce serait tabou de penser d'avoir une redevance, de faire de l'exportation ? » avait-il ajouté alors qu'il occupait le poste de ministre de l'Environnement dans le gouvernement libéral de Jean Charest.

Le débat était mort dans l'oeuf lorsque le premier ministre Charest s'y était opposé publiquement et que le ministère de l'Environnement avait décrété quelques jours plus tard qu'une étude d'une dizaine d'années de la nappe phréatique québécoise serait nécessaire avant d'envisager une telle option.

Dans une lettre datée d'aujourd'hui, le PLC lui demande de clarifier sa position. « En tant que Québécois, certaines déclarations que vous avez faites au sujet de l'exportation de l'eau en vrac [...] nous inquiètent au plus haut point », peut-on lire dans la lettre signée par des candidats libéraux du Québec.

Des candidats de la Colombie-Britannique ont envoyé une lettre semblable.

Ces candidats demandent à M. Mulcair de répondre à une série de questions, dont : Êtes-vous pour l'exportation d'eau en vrac par le Québec et « êtes-vous conscient du fait que l'autorisation de l'exportation en vrac [...] risque de transformer l'eau en marchandise sous l'ALÉNA ? »

Du « recyclage »

Le NPD est contre l'exportation de l'eau en vrac. Un porte-parole néo-démocrate a réagi hier soir en qualifiant l'attaque de « recyclage », puisque la même avait été faite contre son chef lors de son élection dans Outremont en 2007.

« La réalité, c'est qu'il y avait une proposition sur la table, la chose a été étudiée de manière responsable en soupesant le pour et le contre et en fin de compte, M. Mulcair a dit non à l'exportation de l'eau en vrac », a tranché ce porte-parole, Karl Bélanger.

En entrevue à La Presse en 2007, M. Mulcair était revenu sur l'épisode de 2004 en expliquant : « J'avais voulu lancer un débat, mais c'est un sujet tellement délicat que l'idée même de débattre devient un énorme problème en soi ».

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