Crise des réfugiés: Trudeau interpelle les autres chefs

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Les libéraux se sont engagés à accueillir «immédiatement» 25 000 réfugiés syriens, s'ils étaient portés au pouvoir.

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La Presse Canadienne

Seul des chefs à faire campagne, dimanche, le libéral Justin Trudeau a invité ses homologues conservateur et néo-démocrate à une rencontre pour discuter de la crise des réfugiés qui a soulevé l'indignation de la population à la suite de la publication de la photo d'un enfant mort sur une plage de la Turquie.

De passage à Laval pour la deuxième fois depuis le début de la campagne, M. Trudeau dit espérer qu'une telle rencontre pourra permettre à Stephen Harper, Thomas Mulcair et lui «d'établir un consensus sur ce que le Canada pourra faire d'ici le 19 octobre pour augmenter l'aide» aux réfugiés.

La veille, le NPD s'était dit prêt à tendre la main au gouvernement conservateur pour faire adopter un «plan accéléré» afin d'accueillir plus de 46 000 réfugiés parrainés par le gouvernement d'ici 2019, dont 10 000 d'ici la fin de l'année.

De leur côté, les libéraux se sont engagés à accueillir «immédiatement» 25 000 réfugiés syriens, s'ils étaient portés au pouvoir. Selon eux, l'accueil et l'installation de ces réfugiés coûteront 100 millions $, un chiffre qu'a repris M. Trudeau, dimanche.

Aux journalistes qui lui demandaient comment il en était arrivé à ce chiffre de 25 000, M. Trudeau a répondu que son parti avait «examiné la façon dont le Canada avait réagi par le passé lors de crises humanitaires semblables». Il a ajouté qu'il avait déjà proposé l'accueil de 25 000 réfugiés syriens lorsque le gouvernement Harper avait réussi à faire adopter par le Parlement canadien le prolongement de l'intervention militaire canadienne contre le groupe armé État islamique.

Selon M. Trudeau, ce total serait un «bon début» qui donnerait un signal clair que le Canada a l'intention d'être le pays qu'il a toujours été en temps de crise humanitaire.

«Les Canadiens s'attendent à ce que le gouvernement en fasse plus dans ce dossier», a-t-il affirmé.

Les conservateurs ont plutôt défendu leur bilan, rappelant que le gouvernement Harper avait «relocalisé» plus de 22 000 Irakiens et 2300 Syriens depuis 2009. Dimanche, ils ont aussi mentionné que le Canada avait déjà «engagé 610 millions $ en aide humanitaire depuis 2011».

Les invitations de M. Trudeau «étaient en train d'être envoyées» aux deux autres chefs. Il espère que MM. Mulcair et Harper accepteront cette main tendue afin que ce dossier «soit politiquement moins chargé».

Aide aux musées locaux

Même si Stephen Harper n'a participé à aucun événement public au cours du week-end, les conservateurs ont annoncé une nouvelle promesse en matière culturelle.

Le parti s'est engagé à mettre sur pied un programme d'incitatifs aux fonds de dotation pour soutenir les musées locaux.

Inspirée d'un programme déjà en place pour le domaine des arts, la nouvelle mesure annoncée dimanche prévoit un financement fédéral égal à celui que les musées recueilleront de donateurs privés.

Les conservateurs ont indiqué que le programme serait plafonné à environ 15 millions $ par année, et qu'il serait «sujet à d'autres conditions liées au programme d'incitatifs existant».

M. Harper a rappelé, dans un communiqué, que ces musées «jouent un rôle essentiel dans les collectivités locales, attirant des millions de touristes et créant des dizaines de milliers d'emplois».

Un nouveau souffle pour le Bloc?

La fête du Travail marquera le début de la deuxième moitié de la campagne électorale et tous les chefs seront sur le terrain. Stephen Harper, Thomas Mulcair et Justin Trudeau seront dans la région de Toronto. M. Mulcair participera au défilé de la fête du Travail, le chef libéral participera à un rassemblement partisan avant de s'envoler pour l'Île-du-Prince-Édouard et M. Harper prononcera un discours en milieu de journée.

Le Bloc québécois, en retard dans les sondages, espère que le conseil général, qui se réunira lundi, lui permettra de trouver un deuxième souffle pour entamer un parcours qui s'annonce difficile.

Le chef Gilles Duceppe ne s'en fait pas avec les sondages qui donnent moins de 20 pour cent des intentions de vote à son parti au Québec

«Il reste encore plus de temps pour cette campagne que lors d'une campagne normale», a-t-il fait remarquer.

Le conseil général permettra d'adopter la plateforme électorale de la formation, et le chef entend l'expliquer en détail avant les prochains débats avec ses adversaires. M. Duceppe s'adressera à ses militants en milieu d'après-midi.

Le chef bloquiste souligne par ailleurs que les affiches présentant les candidats apparaîtront dès cette semaine dans toutes les circonscriptions. «Pendant que nos adversaires étaient sur les poteaux, nous on était sur le terrain», a-t-il affirmé.

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