Layton mise sur l'emploi en Ontario

Jack Layton a prononcé une allocution à Thunder... (Photo: PC)

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Jack Layton a prononcé une allocution à Thunder Bay, mercredi.

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(Thunder Bay) Même à Thunder Bay, Jack Layton a commencé son allocution aujourd'hui en parlant du Québec. «Le NPD est de plus en plus populaire au Québec, et une des raisons, c'est parce que le Bloc a refusé d'appuyer le projet de loi de John Rafferty (député de Thunder Bay-Rainy River) pour protéger les pensions.»

En fait, le Bloc a proposé un amendement pour ne pas mettre en péril les entreprises en difficulté. Le NPD l'a accepté, mais la Chambre l'a ensuite bloqué.

M. Layton gardait un oeil sur le Québec, où il espère des gains. Il a suggéré sur un ton léger aux quelque 300 sympathisants de prendre des cours de français pour comprendre la question d'un Franco-Ontarien (Thunder Bay compte environ 3% de francophones).

M. Layton répète qu'il veut devenir premier ministre. C'est toutefois en territoire conquis qu'il a passé les deux dernières journées en Ontario. Trois des quatre dernières circonscriptions visitées appartiennent au NPD (Welland, Thunder Bay-Rainy River et Thunder Bay Superior North). Le parti n'en a que 17 sur 106 dans la province. Et il risque d'en perdre un, selon certaines projections de sièges.

M. Layton a surtout profité de son passage dans ces régions encore ébranlées par la crise économique - en particulier le secteur manufacturier et automobile - pour parler d'emploi et du coût de la vie.

Son message est très simple: Ottawa serait «brisé», et les autres partis feraient «partie du problème». Le NPD profite du fait qu'il n'a jamais gouverné à Ottawa pour chanter le vieux refrain du changement.

M. Layton minimise ainsi les similitudes avec la plateforme libérale et essaie de rendre coupable le premier ministre des difficultés économiques de la région. «Quand Stephen Harper vient à Welland, il passe en voiture devant des champs où le gazon pousse à travers le béton des usines abandonnées. Et il ne parle même pas de ces pertes d'emploi», dénonçait-il.

L'Ontario n'a pas encore récupéré de la crise. En septembre 2008, son taux de chômage était de 6,1%. Il es présentement de 8,1%, soit plus que le 7,7% du Québec. Dans la région de Niagara, le taux s'élevait à 9,4% en mars.

M. Layton s'y est rendu pour parler de la fermeture ou du déménagement d'usines, comme celles de John Deere et Smuckers, tout en dénonçant les baisses d'impôts que leur propose les conservateurs.

«Il faut plutôt baisser le taux d'imposition des petites (et moyennes) entreprises de 11% à 9%. Ce sont elles qui créent l'emploi», répétait-il ce matin à Essex dans une ferme de Franco-Ontariens, les Tremblay. Cette mesure coûtera un milliard par année, calcule le NPD.

Les libéraux et le Bloc s'opposent aussi aux baisses d'impôt aux grandes entreprises.

M. Layton propose aussi un crédit d'impôt d'un maximum de 4500 $ par emploi créé. Pour stimuler la création d'emploi, les libéraux proposent quant à eux des «rabais des cotisations à l'assurance emploi de 100% pour chaque jeune embauché».




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