Maxime Bernier l'emporte haut la main

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Maxime Bernier... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Maxime Bernier

Photo: Alain Roberge, La Presse

Isabelle Hachey
La Presse

(Beauceville) Sans surprise, Maxime Bernier conserve la Beauce. Une majorité écrasante d'électeurs ont renouvelé leur confiance envers le député conservateur, signifiant du même coup à Julie Couillard qu'on ne s'en prend pas impunément à un Beauceron.

Au moment de mettre sous presse, M. Bernier avait obtenu 62 % des voix, le candidat bloquiste André Côté 14 %, et le libéral René Roy 10 %.Ce mandat fort pourrait permettre à M. Bernier de chasser pour de bon le parfum de scandale qui lui colle à la peau depuis cinq mois. « Je ne peux pas être déçu. C'est une belle marque de confiance des Beaucerons », a-t-il déclaré.

L'ancien ministre des Affaires étrangères a dû démissionner en mai, après avoir oublié des documents secrets chez son ancienne flamme, Julie Couillard. Il peut maintenant espérer entamer sa réhabilitation politique grâce à l'appui massif que les Beaucerons lui ont accordé aux urnes.

Fera-t-il un retour au cabinet de Stephen Harper ? « Ça, c'est le privilège du premier ministre », a-t-il dit à La Presse.

Pendant la campagne, M. Bernier s'est présenté en « fier Beauceron », porteur des valeurs de « liberté et de responsabilité individuelles » de cette région conservatrice et fédéraliste. Il a évité de répliquer à Mme Couillard, qui a lancé il y a deux semaines une autobiographie dévastatrice pour lui.

Dans son discours de victoire, le député n'a pas évoqué directement ses déboires amoureux. « Vous avez cru en moi et j'en suis très touché, très flatté et très ému », a-t-il dit à ses partisans réunis au club de golf de Beauceville.

« Nous entrons dans une période d'incertitude économique. Nous serons sans doute confrontés dans les prochains mois et les prochaines années à d'immenses défis pour maintenir notre niveau de vie et notre prospérité. Et c'est à ces défis que je vais m'attaquer dès demain matin », a-t-il promis.

M. Bernier aura du pain sur la planche, puisqu'en ces temps incertains, même le miracle beauceron vacille. En cinq ans, la région a perdu 3000 emplois manufacturiers. Les investissements se tarissent ; les exportations aux États-Unis sont de plus en plus rares.

« On est en chute libre au plan industriel », s'inquiète Denis Sylvain, directeur du centre local de développement de la Nouvelle-Beauce. « Le petit Japon du Québec, il est en train de se questionner. »

Lors des élections de janvier 2006, M. Bernier avait obtenu une majorité de 26 000 voix - la plus forte au Québec, avec 67 % du suffrage exprimé.

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