Les enseignants réclament un financement stable et de meilleures conditions

La Centrale des syndicats du Québec compte 130... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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La Centrale des syndicats du Québec compte 130 000 membres dans le milieu de l'éducation, tant les enseignants eux-mêmes que les professionnels de l'éducation et le personnel du soutien scolaire.

Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Alors que la rentrée scolaire se poursuit dans les écoles du Québec, les syndicats de l'enseignement aimeraient entendre, au-delà des annonces sur les maternelles 4 ans ou les lunchs, un plan global pour l'éducation, comprenant un financement stable et une amélioration des conditions de travail du personnel.

«On manifeste beaucoup d'inquiétude parce que puisqu'on est en campagne électorale, les partis s'en donnent à coeur joie pour courtiser les électeurs et faire des annonces à la pièce. Mais on n'a pas entendu encore aucun parti nous déployer un plan global sur sa vision de l'éducation pour le Québec», a critiqué la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Sonia Éthier, au cours d'une entrevue mercredi.

Bien que les écoles montréalaises vivent avec plus d'acuité des phénomènes comme l'inscription de nouveaux arrivants et l'ajout de classes modulaires pour répondre à l'augmentation du nombre d'élèves, la situation existe aussi dans d'autres régions du Québec, a souligné Mme Éthier.

Pour ce qui est de l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage, la problématique du manque de ressources est la même dans toutes les régions, a-t-elle confié.

Oui il y a eu un ajout de ressources pour les professionnels, «mais on est loin d'avoir rattrapé le niveau qu'on avait auparavant», a souligné Mme Éthier, qui les représente aussi, comme les enseignants et le personnel de soutien scolaire.

«Le principal problème, c'est de les attirer dans le milieu scolaire, parce que les psychologues et les orthophonistes ne sont pas attirés par le travail dans les commissions scolaires, étant donné qu'ils doivent couvrir plusieurs établissements, manquer de temps pour faire de la prévention, du travail clinique aussi», explique-t-elle.

D'ailleurs, une étude de l'Institut de recherche et d'information sur la rémunération (IRIS) confirme que les dernières compressions sont venues alourdir la tâche du personnel, ce qui se traduit souvent par une surcharge de travail, voire de l'épuisement.

Mme Éthier signale que même dans les écoles où il n'y pas de pénurie d'enseignants présentement, le profil pourra changer durant l'année scolaire. «Il y a souvent des arrêts de travail pour épuisement et, au cours des cinq premières années de leur carrière dans l'enseignement, il y en a beaucoup qui délaissent la profession», rapporte la présidente de la CSQ.

En plus de ce plan global sur la vision de l'éducation, la CSQ revendique un financement stable de l'éducation et une amélioration des conditions de travail du personnel.

La Fédération autonome de l'enseignement, qui représente les autres enseignants du primaire et du secondaire, reproche aussi au gouvernement Couillard de «vouloir bien paraître pendant la campagne électorale et de faire oublier qu'il a imposé aux écoles publiques des compressions qui totalisent près de 1,5 milliard». Mais «les profs ne sont pas dupes», a prévenu le président de la FAE, Sylvain Mallette.




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