Le ministre de l'Éducation prend la mesure d'une école surpeuplée

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a visité, lundi, l'école primaire Lambert-Closse, à Saint-Léonard.

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Au premier jour de la rentrée scolaire montréalaise, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a eu droit, lundi, à une visite plus que complète de l'école primaire Lambert-Closse, à Saint-Léonard. Après avoir vu des salles de classe, il a été guidé vers le sous-sol, dans un local sans fenêtres, éclairé aux néons et surchauffé où s'empilaient des dizaines de boîtes de carton prêtes à être vidées.

Avec près de 1000 élèves qui la fréquenteront cette année, cette école est bondée. Le local qu'occupait le laboratoire informatique a été démantelé pour y loger des élèves, et c'est la bibliothèque qui a hérité du sous-sol.

«Ça fait trois fois qu'ils déménagent la bibliothèque. La prochaine fois, ce sera dans une tente dehors», a ironisé le président de la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPI), Miville Boudreault. Il a tenu à montrer le local exigu au ministre pour qu'il voie les effets de la surpopulation dans les écoles.

Comme bien d'autres écoles de Montréal, l'école Lambert-Closse déborde. Bien qu'elle ait été agrandie trois fois dans les dernières années et que tous les élèves de 6e année aient été déplacés dans une autre école, son directeur estime avoir environ 200 élèves en surplus.

«Les parents avaient beaucoup de compréhension, mais à un moment donné, ils me disent : "Monsieur Blais, vous faites quoi?" Ce matin, mes secrétaires ont sans doute dû dire à des parents que leurs enfants devront être déplacés, même si c'est leur école de quartier», explique Alain Blais, directeur de l'école Lambert-Closse.

«Votre plan idéal, ce serait une nouvelle école?», a demandé le ministre. «On est à la recherche de terrains», a précisé le président de la CSPI, Miville Boudreault.

La CSPI estime que 700 nouveaux élèves se présentent dans ses classes chaque année. La Commission scolaire de Montréal est aux prises avec le même problème et affirme qu'elle recevra 1000 élèves de plus chaque année pour les cinq prochaines années.

«Au fil du temps, on n'a peut-être pas fait toutes les constructions nécessaires ou toutes les rénovations. Un jour ou l'autre, il fallait faire du rattrapage, dit le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx. On a deux enjeux : on a des jeunes qui sont dans des écoles primaires à pleine capacité, mais il faut penser que ces jeunes-là iront bientôt au secondaire, alors il faut commencer à prévoir pour ne pas revivre la situation.»

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a visité, lundi, l'école primaire Lambert-Closse, à Saint-Léonard.

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Des «réflexions en cours»

Le ministre assure qu'il y a des «réflexions en cours» avec les arrondissements, les municipalités et les commissions scolaires concernées afin de trouver de l'espace où établir de nouvelles écoles. «Je pense qu'on peut travailler plus ensemble avec les commissions scolaires pour bien déployer nos écoles dans l'avenir, à voir venir les endroits où il y aura de la diversification», dit Sébastien Proulx.

Au terme de la visite, le président de la CSPI était satisfait du passage du ministre dans une de ses écoles. «On essaie souvent d'expliquer quels sont les effets d'une école aux prises avec un problème de surpopulation et c'est ici qu'on pouvait donner un des exemples les plus parlants», dit Miville Boudreault.

Le Lab-école «est en marche», dit Sébastien Proulx

Depuis qu'on a appris, l'an dernier, que le gouvernement du Québec avait mandaté l'architecte Pierre Thibault, le chef Ricardo Larrivée et le fondateur des «cubes énergie» Pierre Lavoie pour penser les écoles du futur, peu de détails ont filtré sur le fameux «Lab-école», qui s'est pourtant vu attribuer 1,5 million pour mener à bien ses recherches.

«Le Lab-école se met en place pour faire le tour du Québec et d'ailleurs pour nous proposer des modèles innovants et différents pour avoir les plus belles écoles au monde, a précisé le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx. Ils ont déjà débuté, ils sont allés dans des écoles extraordinaires. Il y a tellement de gens mobilisés autour de ce projet, je pense que ça va créer un engouement autour de cette réflexion-là.»

Il affirme que les Québécois sauront d'ici le mois d'octobre qui compose le conseil d'administration du «Lab-école», dont font toujours partie les trois têtes d'affiche. «Il y a eux et il y en a d'autres. Il y a des gens très intéressants autour d'eux qui n'ont pas la même notoriété», dit Sébastien Proulx.




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