Rentrée: le ministre Proulx se fait rassurant pour l'ajout de ressources

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, accueille des élèves à l'occasion de la rentrée scolaire à l'école Sainte-Louise-de-Marillac.

La Presse, Patrick Sanfaçon

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Présent dans une école primaire de l'Est de Montréal pour la rentrée scolaire, lundi, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a tenu à se faire rassurant quant à la réalisation des différents réinvestissements qui ont été annoncés.

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C'est jour de rentrée scolaire pour des milliers d'élèves.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

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La rentrée scolaire à l'école Sainte-Louise-de-Marillac.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

« Il y a un état d'esprit qui a changé. Les gens ont compris qu'on avait une destination. On a un plan sur plusieurs années », a lancé le ministre, qui a rencontré les médias dans la cour d'école, pour l'occasion.

Le ministre Proulx prévient à l'avance qu'« il n'y a rien de parfait » et que tout ne peut pas être réglé dès la première année de son plan, mais « il y a des pas dans la bonne direction », a-t-il assuré.

Difficultés d'apprentissage

D'abord, pour les enfants handicapés ou qui ont des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA), quelque 1500 ressources additionnelles ont été annoncées pour septembre et cet engagement sera concrétisé, a promis de nouveau le ministre de l'Éducation.

Il pourra s'agir de professionnels, d'enseignants ou de techniciens en éducation spécialisée, par exemple.

La Centrale des syndicats du Québec, qui représente les deux tiers des enseignants du primaire et du secondaire, en plus de nombreux professionnels de l'éducation, a dévoilé un sondage qui démontre que 83 % des Québécois interrogés estiment que Québec doit investir davantage pour que les élèves HDAA aient accès aux services dont ils ont besoin.

Et seulement 34 % pensent que le réseau scolaire public dispose des ressources suffisantes pour s'occuper avec équité de ces élèves.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l'Éducation a dit comprendre que les gens veulent voir des résultats et rapidement. « Il y aura du personnel supplémentaire dans les services directs aux élèves. Très rapidement, les gens vont voir ce changement-là », a-t-il assuré.

Maternelles 4 ans

De même, l'implantation des maternelles à 4 ans suit son cours. Elle doit se faire progressivement, compte tenu des ressources financières disponibles, a rappelé le ministre Proulx.

C'est pourquoi le ministère accorde la priorité à l'implantation des maternelles 4 ans en milieu défavorisé, où l'on peut plus rapidement stimuler le jeune enfant. Cent nouvelles classes doivent s'ajouter à celles qui étaient déjà implantées, a-t-il précisé.

Infrastructures

Pour ce qui est des édifices scolaires, les rénovations, agrandissements ou réaménagements nécessaires suivent leur cours. Le ministre précise qu'« il y avait 2300 projets juste cet été » et plusieurs centaines d'autres avant cela. « C'est certain qu'ils vont voir une différence. »

Plusieurs écoles sont surpeuplées, notamment à Montréal, où la Commission scolaire de Montréal doit recevoir 1000 élèves de plus par année pour les cinq prochaines années, a précisé pour sa part la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, présente sur place.

« C'est un gros défi, puisqu'on n'a pas les terrains pour faire des agrandissements », a-t-elle confié au cours d'une entrevue.

« En attendant, on reprend les immeubles excédentaires qu'on convertit en classes. » Parfois, la CSDM doit avoir recours aux unités préfabriquées ou reprendre des locaux de services de garde ou d'une bibliothèque.

Demandeurs d'asile

Sur la question des demandeurs d'asile, le ministre Proulx a indiqué que les enfants qui se trouvent dans des centres d'hébergement temporaires seront rencontrés dès cette semaine. Ils pourront participer à des activités éducatives, mais ne se trouveront pas dans une classe régulière d'une école.

Les enfants qui auront quitté les centres temporaires et auront trouvé un lieu de résidence avec leur famille pourront s'inscrire à l'école.

Le ministre ne pouvait en évaluer le nombre à l'heure actuelle.

Mme Harel-Bourdon, de son côté, a précisé qu'une dizaine d'écoles avaient été ciblées sur le territoire pour offrir des classes d'accueil ou de francisation. Cela concernerait « plusieurs centaines d'enfants, mais nous n'avons pas encore les chiffres exacts », a-t-elle indiqué.

Ces classes d'accueil s'ouvrent en septembre, en octobre. « Nous, les classes d'accueil, c'est continu. On en ouvre à l'année », a-t-elle ajouté.




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