CSDM: l'école Saint-Gérard ne sera pas prête pour la rentrée

En avril dernier, La Presse a visité le... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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En avril dernier, La Presse a visité le chantier de l'école primaire Saint-Gérard pour constater l'avancement des travaux. L'école est située entre les rues Lajeunesse et Berri, tout juste au sud du boulevard Crémazie.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

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Les élèves et parents de l'école primaire Saint-Gérard, dans le quartier Villeray, vivent une nouvelle déception. L'école flambant neuve qu'ils attendent depuis plus de cinq ans ne sera pas prête à temps pour la rentrée 2017.

« On nous avait toujours dit que ce serait prêt à l'automne, dit Ghislaine Chabot, secrétaire du conseil d'établissement. J'ai posé la question il y a plus d'un mois à ma directrice pour savoir si ce serait prêt pour la rentrée, elle nous avait répondu qu'il n'y avait pas d'inquiétude à avoir de ce côté. Maintenant, on nous parle de l'Action de grâce, mais les professeurs s'enlignent pour Noël. »

Quand l'école Saint-Gérard a dû être fermée en 2012 pour cause de moisissures, l'aîné de Ghislaine Chabot venait de commencer sa première année. Il entrera au secondaire l'an prochain. Comme les autres élèves de son école, il a passé les cinq dernières années dans des locaux situés à l'école secondaire Georges-Vanier.

En avril, La Presse a visité le chantier de l'école Saint-Gérard en compagnie de la présidente de la commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon. Celle-ci refusait de dire si l'école serait prête pour la rentrée. « Il ne faut pas s'engager sur une date, avertissait la présidente. C'est sûr que c'est à l'automne, mais la date exacte est à confirmer. »

Mère de trois enfants qui fréquentent l'école Saint-Gérard et membre du comité responsable du suivi des travaux, Marie-Julie Côté rappelle que l'automne, « ça se termine le 20 décembre ». Elle en a notamment contre l'entrepreneur, qui n'aurait pas respecté ses échéanciers, selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information par le journal Progrès Villeray-Parc-Extension. La construction de la nouvelle école a commencé en avril 2016.

« Ce qui me trouble le plus, c'est de savoir qu'il y a peu de gens qui ont à coeur le bien commun », dit-elle.

« On oublie que l'école, ce n'est pas juste une bâtisse avec quatre murs qu'on construit. Ça me dérange beaucoup de voir ça. » - Marie-Julie Côté, membre du comité responsable du suivi des travaux

UNE LONGUE SAGA

La reconstruction de l'école Saint-Gérard s'est butée à plusieurs écueils. L'école devait au départ être décontaminée en raison d'importantes moisissures, avant que la décision de la démolir complètement ne soit prise en 2014.

En 2015, la CSDM a dû retourner à la planche à dessin pour son projet de nouvelle école après que le ministère de l'Éducation eut refusé de porter de 16 à 20 millions de dollars le budget de reconstruction.

Tous ces reports minent la motivation des parents, observe Ghislaine Chabot. La membre du conseil d'établissement note que depuis un an, l'école n'a plus d'organisme de participation des parents (OPP), un regroupement qui existe en vertu de la Loi sur l'instruction publique.

« Il y a une perte de mobilisation énorme, un désabusement qui se traduit même par l'organisation dans l'école. » - Ghislaine Chabot, secrétaire du conseil d'établissement

« C'est triste, il y aurait eu moyen de faire quelque chose, mais les parents n'y croient plus. Quand l'école était rue Berri, on allait retrouver nos enfants, on jasait, il se bâtissait des choses. Maintenant, c'est une navette, ça change la dynamique », dit-elle.

Les parents de l'école doivent d'ailleurs remplir un formulaire ces jours-ci pour réinscrire leur enfant au service de navette, qui les transporte de l'école secondaire Georges-Vanier à deux arrêts situés près de leur ancienne école.

« Il y a beaucoup de cynisme. On avait une école de rêve, on a coupé des éléments super importants, mais on va se retrouver à les payer parce qu'on paie des navettes d'autobus pour encore des mois. Il manque de cohérence », conclut Marie-Julie Côté.




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