Un «effet Trump» dans le recrutement universitaire au Canada.

D'autres établissements d'enseignement postsecondaire au Canada ont aussi... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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D'autres établissements d'enseignement postsecondaire au Canada ont aussi fait état d'une telle augmentation significative depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le recteur de l'Université Concordia, Alan Shepard, soutient que l'«effet Trump» est réel dans le recrutement universitaire au Canada.

Après avoir prononcé un discours devant le Conseil des relations internationales de Montréal, mercredi, il a déclaré que les demandes d'inscription provenant d'étudiants étrangers pour la session d'automne étaient en hausse.

D'autres établissements d'enseignement postsecondaire au Canada ont aussi fait état d'une telle augmentation significative depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. C'est notamment le cas de l'Université de Toronto.

Le bouleversement politique au sud de la frontière a aussi fait en sorte que plusieurs chercheurs américains importants ont manifesté leur intérêt envers une telle migration.

Selon M. Shepard, les étudiants et enseignants potentiels réagissent négativement à ce qu'il qualifie de «nationalisme régressif» qui s'est installé dans certains pays occidentaux.

Les tentatives de M. Trump pour interdire l'entrée sur le territoire américain des citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane ont créé l'impression à travers le monde que les États-Unis ne sont plus aussi accueillants qu'ils l'ont déjà été, a dit M. Shepard.

«Je suis profondément surpris par ce qui se passe aux États-Unis. J'ai grandi dans ce pays et j'y ai passé les 40 premières années de ma vie, et c'est plutôt difficile d'observer ce qui se déroule actuellement», a confié le recteur de l'Université Concordia aux journalistes après son discours.

Les gouvernements provinciaux et fédéral doivent faciliter l'immigration des principaux intéressés au Canada, fait valoir le recteur. Ce dernier dit ainsi souhaiter que les universités canadiennes puissent tirer pleinement profit de l'intérêt grandissant des étudiants et chercheurs étrangers.

M. Shepard a soutenu que le processus pour s'installer au Canada était inutilement compliqué.

«J'ai un doctorat et j'ai trouvé (le processus) difficile. Ce ne devrait pas être aussi complexe», a-t-il argué.

Le directeur général du recrutement à l'Université de Toronto, Richard Levin, a pour sa part souligné la popularité des récents changements permettant aux étudiants étrangers diplômés de demeurer au pays jusqu'à trois ans, ainsi que d'autres facilitant l'obtention de la résidence permanente.

«La perspective d'un engagement à long terme avec le Canada est attirante pour les étudiants internationaux», a souligné M. Levin.

Les affirmations sur un «effet Trump» ne sont pas qu'anecdotiques. Les universités ont des données pour soutenir cette vision des choses.

Depuis mai 2016, les demandes en provenance des États-Unis pour des études de premier cycle à Concordia ont augmenté de 23 pour cent, et celles de deuxième et troisième cycles, de 74 %.

Les demandes de premier cycle en provenance du Mexique ont grimpé de 325 %, tandis que celles en provenance de l'Inde ont augmenté de 233 % durant la même période.

Une porte-parole de l'Université de Toronto, Larysa Woloszansky, a indiqué par courriel que l'établissement avait constaté un bond de 22 % des demandes provenant de l'international pour la prochaine année universitaire comparativement à l'année précédente.




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