Laval renonce à interdire la malbouffe près des écoles

La Ville de Laval préfère miser sur la... (Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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La Ville de Laval préfère miser sur la promotion des saines habitudes de vie chez les jeunes plutôt que d'aller de l'avant avec le bannissement de la malbouffe autour de ses écoles.

Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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Laval renonce à bannir la malbouffe autour de ses écoles, estimant qu'il s'agit « d'une bataille difficile à gagner ». Alors que Montréal s'engage dans un bras de fer juridique pour défendre la décision de l'un de ses arrondissements de limiter la prolifération des restaurants rapides, son voisin préfère miser sur la promotion des saines habitudes de vie chez les jeunes.

Il y a un an, le bras droit du maire Marc Demers a annoncé son intention d'interdire la restauration rapide à proximité des écoles lavalloises. Il disait ainsi vouloir favoriser la santé des jeunes. Mais au terme de sa réflexion, l'élu David De Cotis a constaté qu'il serait pratiquement impossible d'y parvenir en misant sur une interdiction.

Une analyse a en effet démontré que de nombreux établissements de restauration rapide se trouvaient déjà à proximité des écoles. Ceux-ci bénéficiant d'un droit acquis, l'efficacité d'une interdiction serait plutôt faible, a-t-on conclu. « Il est difficile pour une ville comme Laval d'avoir un impact réel sur la proximité de la restauration rapide et des écoles. Le principe du "droit acquis" nous empêche d'agir fermement », dit David De Cotis, vice-président du comité exécutif de Laval.

Au mieux, l'interdit permettrait d'empêcher l'ouverture de nouveaux restaurants, mais ceux-ci sont peu nombreux.

L'élu a aussi constaté la difficulté à définir clairement dans un règlement ce que constitue de la restauration rapide. « La définition de la malbouffe, est-ce des patates frites, des chips, de la pizza ? On pourrait dire que des restaurants offrent de la malbouffe, mais s'ils offrent aussi des repas santé comme de la salade ? Ça devient difficile. »

« Il s'agit donc d'une bataille qui serait difficile à gagner », constate David De Cotis.

SAINES HABITUDES DE VIE

Plutôt qu'interdire la restauration rapide, Laval dit vouloir encourager les saines habitudes de vie auprès des jeunes. La Ville est ainsi à développer son réseau de pistes cyclables pour favoriser les déplacements actifs. Divers projets sont en cours, comme le prêt d'équipements dans les parcs, comme des ballons, raquettes et hockeys. Le projet de Place Bell viendra ajouter deux patinoires communautaires et un centre aquatique de 57 millions est aussi dans les cartons.

« Nous préférons parvenir aux mêmes objectifs, soit de favoriser la santé des jeunes, en faisant la promotion des saines habitudes de vie. La Ville a la capacité d'avoir beaucoup plus d'impact de cette manière », estime David De Cotis.

L'abandon de Laval survient alors qu'une importante association canadienne de l'alimentation, Restaurants Canada, vient de déposer une contestation judiciaire contre Montréal pour faire invalider un nouveau règlement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. En vertu de ces nouvelles règles, les restaurants rapides sont limités à seulement trois secteurs bien précis du territoire de l'arrondissement, loin des quartiers résidentiels et des écoles. La définition de restaurant rapide adoptée par l'arrondissement est aussi contestée, celle-ci reposant sur l'emballage des aliments et l'absence de service aux tables.

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