Des horaires adaptés au cycle de sommeil des élèves en Montérégie

En 2014, inquiète du manque de sommeil des... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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En 2014, inquiète du manque de sommeil des adolescents qui auraient besoin de quelque neuf heures de sommeil par nuit, l'Académie américaine de pédiatrie a recommandé que leurs cours ne commencent pas avant 8 h 30 aux États-Unis.

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Louise Leduc
La Presse

Dans l'espoir d'améliorer la réussite scolaire de ses élèves et afin de respecter leurs cycles naturels de sommeil, la commission scolaire des Hautes-Rivières, située en Montérégie, entend inverser du tout au tout l'horaire de ses écoles à partir de la rentrée 2017 : les classes commenceront désormais une heure plus tôt au primaire, soit à 8 h, et une heure plus tard dans les écoles secondaires, soit à 9 h.

« Nos taux de diplomation et de persévérance scolaire sont stables ces dernières années et à la lumière d'études qui disent que le rythme biologique des adolescents les porte à se lever plus tard le matin, nous avons pensé que cela pourrait faire une différence », explique Alain Camaraire, directeur des services éducatifs et du transport scolaire à la commission scolaire des Hautes-Rivières.

La commission scolaire croit que les élèves du primaire y gagneront aussi au change. « Certains enfants arrivent au service de garde dès 6 h 45 », indique M. Camaraire, faisant valoir que la journée de nombreux jeunes enfants est entamée depuis longtemps quand la cloche sonne.

Les parents ont déjà été avisés par lettre du changement qui ne surviendra que dans un an.

D'ici là, la commission scolaire veillera à réorganiser son transport scolaire en conséquence et à régler les questions en suspens, dont celle des horaires de classe dans les écoles où les programmes de sports-études sont offerts.

UN RÉFÉRENDUM EN VUE

De son côté, le syndicat envisage la tenue d'un référendum sur le sujet à l'automne, histoire de tâter le pouls de ses membres avant de prendre position.

«L'inversion des horaires suscite beaucoup de réactions, aussi bien positives que négatives.»

Jacinthe Côté, présidente du syndicat des enseignants du Haut-Richelieu

« Des enseignants du secondaire font par exemple valoir que le fait d'avoir trois cours le matin et seulement un l'après-midi limite l'absentéisme. Certains s'inquiètent aussi pour l'organisation des parascolaires », explique Mme Côté.

La commission scolaire des Hautes-Rivières n'est pas la seule à se poser ce genre de question. Il y a quelques semaines, le comité de parents de la Commission scolaire de Laval a aussi mené une consultation sur les préférences en matière d'horaires. Pas moins de 8000 parents ont répondu. 

En 2014, inquiète du manque de sommeil des adolescents qui auraient besoin de quelque neuf heures de sommeil par nuit, l'Académie américaine de pédiatrie a recommandé que leurs cours ne commencent pas avant 8 h 30 aux États-Unis. 

Une étude menée aussi en 2014 par la chercheuse Kyla Wahlstrom, de l'Université du Minnesota, auprès de 9000 élèves a conclu que plus l'école commence tard, moins les élèves décrochent, moins ils consomment de drogue, de café et d'alcool et moins ils souffrent de dépression. 

D'autres études vont dans le même sens et évoquent ce décalage horaire dans lequel se trouvent les adolescents dont le sommeil est perturbé par les changements hormonaux. 

Le syndicat des enseignants du Haut-Richelieu entend néanmoins demander à la commission scolaire des Hautes-Rivières de faire la démonstration qu'une entrée tardive en classe au secondaire et hâtive au primaire a des bienfaits dans leur région même, certaines écoles d'un secteur précis suivant déjà ce régime.

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