École primaire en PPP dans Rosemont: un syndicat s'indigne

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Mercredi, La Presse a révélé que la CSDM a rencontré les dirigeants de la Société de développement Angus pour discuter de la construction d'une école primaire publique dans les anciens ateliers Angus.

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Le projet de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) de faire construire une école par un promoteur privé dans le quartier Rosemont - du jamais vu au Québec - soulève l'indignation du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Mercredi, La Presse a révélé que la CSDM a rencontré les dirigeants de la Société de développement Angus pour discuter de la construction d'une école primaire publique de 400 places dans les anciens ateliers Angus, à l'angle de la rue Molson et de l'avenue du Mont-Royal Est. Selon un des scénarios à l'étude, le promoteur construirait l'établissement, qui serait ensuite loué à la Commission pour une période de 40 à 50 ans.

Selon Mathieu Vick, conseiller syndical au Service de la recherche du SCFP, une telle entente constitue sans aucun doute un partenariat public-privé (PPP), malgré ce qu'en dit le promoteur. « Ce serait une grave erreur d'emprunter la voie de la privatisation pour construire une école primaire, a-t-il dénoncé. Les PPP coûtent systématiquement plus cher et les ratés se multiplient au quotidien. »

Dans un communiqué, le syndicat qualifie l'expérience récente des PPP de « désastreuse ». Le SCFP cite les exemples récents des deux mégahôpitaux montréalais - le CHUM et le CUSM - , « qui pourraient coûter deux fois plus cher que prévu ».

« Citons également le fiasco des haltes routières et ceux des centres sportifs de Sherbrooke et Châteauguay, construits en PPP, qui coûtent beaucoup trop cher aux citoyens », poursuit le SCFP dans sa sortie virulente.

MANQUE D'ARGENT

La CSDM confirme que le scénario est à l'étude, mais elle a refusé de donner davantage de détails cette semaine. Il semble toutefois vraisemblable que le manque de ressources financières ait poussé la commission scolaire à contempler une telle possibilité. La CSDM vient d'abolir une cinquantaine de postes, malgré une injection d'urgence de 15 millions de Québec.

Au ministère de l'Éducation, le porte-parole Bryan St-Louis confirme qu'une telle entente de location-bail, si elle va de l'avant, constituerait une première dans la province. Aucune demande n'a encore été formulée au Ministère, mais si « la CSDM dépose une proposition au Ministère, celle-ci sera étudiée en bonne et due forme », a-t-il précisé.

La location d'une école à un groupe privé serait légale en vertu de l'article 266 de la Loi sur l'instruction publique, a ajouté M. St-Louis.

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