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Négos dans le secteur public: coup dur pour les universités

Québec a informé au moins deux universités, l'UQAM... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE)

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Québec a informé au moins deux universités, l'UQAM et l'Université de Montréal, que leurs subventions pour indexer le salaire de leurs employés augmenteraient de seulement 3 % en quatre ans.

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(Québec) Québec a informé au moins deux universités, l'UQAM et l'Université de Montréal, que leurs subventions pour indexer le salaire de leurs employés augmenteraient de seulement 3 % en quatre ans, a appris La Presse.

C'est la conséquence insoupçonnée des négociations entre le gouvernement Couillard et le Front commun syndical.

Pour comprendre la situation, il faut savoir que la principale subvention de l'État aux universités sert à payer les salaires en bonne partie. L'enjeu est de taille : la masse salariale des universités se chiffre à environ 3,5 milliards de dollars par année. C'est environ 75 % de leurs dépenses. Québec verse 2,8 milliards cette année aux universités en subventions.

En vertu des règles budgétaires, la subvention liée aux salaires augmente normalement en fonction du taux d'augmentation salariale dans les secteurs public et parapublic tel que négocié entre le gouvernement et les syndicats. La subvention est haussée selon la « politique salariale gouvernementale » (PSG), comme on le dit dans le jargon administratif.

Or, comme mentionné plus tôt, le gouvernement Couillard entend limiter la PSG à 3 % de 2016 à 2019. Le Conseil du trésor l'a confirmé à La Presse.

Un conflit à prévoir

Ainsi, les gains salariaux supplémentaires consentis par le gouvernement au Front commun sont exclus de la PSG. Ils se chiffrent au total à 6,15 %, si l'on inclut les gains liés à la relativité salariale.

Les universités s'attendaient donc à ce que leur subvention soit revue à la hausse de 9,15 % d'ici 2019.

Or, il n'en sera rien. Québec a signalé à l'UQAM et à l'Université de Montréal que la subvention aux universités servant à payer les salaires augmenterait de 1 % en 2016, de 1 % en 2017, de 1 % en 2018 et de 0 % en 2019, selon ce qu'a appris La Presse. Un conflit est à prévoir sur ce front. Plusieurs dizaines de millions de dollars sont en jeu.

La décision de Québec d'informer des universités de la PSG pour les prochaines années témoigne de la volonté ferme du Trésor autour du libellé des textes finaux de l'entente avec le Front commun.

Rappelons que les employés des universités ne font pas partie du Front commun. Ils ont des conventions négociées avec les directions des universités. Si une université veut accorder des hausses salariales plus élevées que la PSG, elle doit utiliser d'autres sources de revenus. Des négociations difficiles sont à prévoir pour les prochaines années si le Trésor maintient sa position.

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