Éducation sexuelle: Wynne bouleversée par un acte de vandalisme

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«Ce qui me bouleverse énormément là-dedans, ce sont les enfants pris au milieu, les jeunes enfants qui se rendront à l'école aujourd'hui et qui ne comprendront pas pourquoi ces mots sont écrits sur les murs», a dit Mme Wynne.

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Keith Leslie
La Presse Canadienne
TORONTO

Moins de parents d'élèves d'une école publique de Toronto ont gardé leurs enfants à la maison, mardi, mais l'école a été vandalisée durant la nuit.

La commission scolaire du district de Toronto a affirmé qu'environ 1000 des 1400 élèves de l'école Thorncliffe Park étaient en classe, mercredi. La veille, jour de rentrée scolaire, ils n'étaient que 700.

Les mots «Shame on you» («honte à vous») auraient par ailleurs été inscrits en peinture en aérosol sur les murs de l'école et de la garderie voisine, selon la commission scolaire.

On soupçonne qu'il s'agit d'une nouvelle forme de protestation contre le nouveau programme d'éducation à la sexualité.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, s'est dite inquiète de ce vandalisme et de l'absence des élèves dans cette école de sa circonscription.

Les graffitis amènent le dossier de l'opposition au programme d'éducation sexuelle dans «une toute nouvelle dimension» qui exigera une enquête policière, a-t-elle ajouté.

«Créer ce genre de colère et d'hostilité est, je crois, très néfaste et je pense que c'est un précédent dangereux à créer», a-t-elle déclaré.

«Ce qui me bouleverse énormément là-dedans, ce sont les enfants pris au milieu, les jeunes enfants qui se rendront à l'école aujourd'hui et qui ne comprendront pas pourquoi ces mots sont écrits sur les murs.»

Mme Wynne dit avoir rencontré à plusieurs reprises les parents des élèves de l'école Thorncliffe Park et qu'elle s'est rendu compte que certains d'entre eux ignoraient qu'ils pouvaient retirer leurs enfants des cours avec lesquels ils ne sont pas d'accord, sans les retirer entièrement de l'école.

Le gouvernement a rencontré de nombreux groupes d'intérêt pendant le développement du nouveau programme et a envoyé des sondages à un parent de chaque école primaire. Seule la moitié a répondu à l'appel.

Les parents se plaignent malgré tout de ne pas avoir été assez consultés, ce qui a choqué la première ministre, qui soutient que c'est le programme qui a obtenu le plus de consultation de l'histoire de l'Ontario.

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