Le service gratuit Allô prof reprend ses activités

Sandrine Faust, directrice générale d'Allô prof.... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Sandrine Faust, directrice générale d'Allô prof.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Les élèves du primaire et du secondaire qui éprouvent des difficultés pourront à nouveau se tourner vers l'aide gratuite d'une centaine de professeurs à compter de ce mardi, alors que le service Allô prof reprend ses activités.

Les services ont évolué au point où l'aide est offerte non seulement par téléphone, mais aussi par texto et par internet.

Avec le temps, Allô prof est devenu une ressource fort prisée des élèves et de leurs parents: l'an dernier, pas moins de 104 000 interventions directes ont été réalisées.

«En moyenne, ça représente entre 700 et 800 demandes auprès de nos enseignants par soir et, pour les contenus en ligne, ce sont plusieurs milliers par jour», explique Marc-Antoine Tanguay, directeur des communications chez Allô prof. Car le site d'Allô prof contient aussi une vaste quantité de ressources pédagogiques de soutien qui peuvent être consultées de manière autonome, de sorte qu'en additionnant les consultations directes de professeurs et celles réalisées sans leur aide, l'organisme a répondu à un total de 12,4 millions de requêtes durant l'année scolaire 2014-2015.

Cependant, l'organisme n'est pas sollicité de manière constante et connaît des périodes de pointe prévisibles lors des fins de session et des périodes d'examens, notamment, où les élèves doivent attendre leur tour au téléphone ou via les autres moyens de communication.

«Il y a des moments où il y a des abandons, des élèves qui décident de laisser tomber parce que l'attente est trop longue. C'est sûr que ça nous fait mal au coeur», reconnaît M. Tanguay.

Il précise que ces situations sont plus rares aujourd'hui qu'il y a quelques années, mais que tout le monde préférerait ne pas avoir à composer avec cette problématique: «Avec plus de moyens, nous aurions plus d'enseignants et nous travaillons fort pour avoir plus de moyens. On n'invente pas un besoin: il est là.»

Sans surprise, ce sont les mathématiques qui viennent au premier rang des consultations, loin devant toutes les autres matières, représentant à elles seules près de 60 % des demandes.

Les sciences et le français suivent avec environ 15 % des demandes dans chaque cas, mais le service offre également du soutien dans toutes les autres matières, que ce soit l'histoire, la géographie, l'anglais ou même l'espagnol, par exemple.

Arrive-t-il que ces enseignants se butent à une question insoluble?

«Si jamais une question embête un enseignant, il peut se tourner vers ses collègues et ils le font parfois. Mais les professeurs sont habitués, ils en ont vu d'autres, alors c'est très très rare qu'ils aient une question à laquelle ils n'arrivent pas à répondre!» assure Marc-Antoine Tanguay.

Allô prof dispose d'un budget d'environ 1,5 million dont la principale portion est consacrée au salaire des enseignants. Le ministère de l'Éducation en assume près de la moitié, le reste provenant de donateurs et de fondations privés.

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