Expulsion d'étudiants: l'UQAM abandonne des procédures

Des neuf étudiants qui avaient reçu en mars... (PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Des neuf étudiants qui avaient reçu en mars dernier un avis de convocation devant le comité exécutif de l'UQAM pour leur participation à des manifestations tumultueuses, quatre ont vu mercredi les procédures abandonnées, deux ont reçu un avertissement, tandis que le sort des trois derniers reste en suspens.

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(Québec) L'UQAM abandonne les procédures contre quatre des neuf étudiants menacés de suspension, voire d'expulsion définitive, pour leur participation à des manifestations tumultueuses au cours des deux dernières années. Deux autres étudiants s'en tirent avec un simple avertissement.

Les neuf étudiants avaient reçu en mars dernier un avis de convocation devant le comité exécutif de l'université. Ils avaient alors expliqué que l'UQAM invoque l'article 4.3 du règlement 10 de l'établissement. Selon cet article, toute personne qui fait du «vandalisme», «cause délibérément des dommages ou sévices» ou «commet d'autres actes illégaux» peut être suspendue ou expulsée.

Six étudiants ont comparu devant le comité exécutif, depuis le début du mois. Mercredi, l'UQAM a finalement décidé d'abandonner les procédures pour quatre d'entre eux et, par conséquent, de n'imposer aucune sanction.

Pour deux autres étudiants, elle s'est contentée de lancer un «avertissement». C'est le cas pour Samuel Cossette, qui risquait l'expulsion définitive. L'UQAM lui reprochait d'avoir badigeonné de peinture l'objectif d'une caméra de surveillance lors d'une manifestation, en 2013. L'étudiant avait déjà reconnu sa culpabilité devant les tribunaux pour cet acte, en janvier dernier. Il avait obtenu une absolution sous condition de garder la paix pour quelques mois. L'avis de convocation de l'UQAM l'avait étonné dans les circonstances. «Ça a été fait à la veille d'une grève, pour faire dévier le sujet» et nuire au mouvement de contestation, a-t-il soutenu lors d'un entretien avec La Presse, mercredi.

Il a ajouté que le comité exécutif a décidé de laisser tomber les procédures dans quatre cas parce qu'«après avoir observé la preuve, il a jugé que c'était non concluant».

L'UQAM n'a pas voulu donner d'explications. «Comme la procédure et le traitement des dossiers des personnes concernées sont confidentiels, nous ne les commentons pas», a déclaré une porte-parole, Jenny Desrochers.

Trois cas en suspens

Le comité exécutif de l'UQAM se penchera aujourd'hui sur les dossiers des trois autres étudiants dont le sort reste en suspens. Parmi eux se trouve Justine Boulanger, représentante des étudiants au sein de ce même comité exécutif

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