Un nouveau complexe de 350 millions pour l'UdeM

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Le futur complexe de l'Université de Montréal accueillera 2200 étudiants en chimie, physique, sciences biologiques, géographie et génie des matériaux.

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Louise Leduc
La Presse

Après maints rebondissements, l'ancienne gare de triage d'Outremont aura bel et bien une deuxième vie. Tout un quartier s'y enracinera en 2019 entre les stations de métro Acadie et Outremont, avec en son coeur le Complexe des sciences et de génie de l'Université de Montréal, de Polytechnique et de l'Institut national de recherche scientifique.

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Grand comme 38 terrains de football, le futur complexe de l'Université de Montréal accueillera 2200 étudiants en chimie, physique, sciences biologiques, géographie et génie des matériaux.

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En présence du premier ministre Philippe Couillard et du maire de Montréal Denis Coderre, le recteur Guy Breton a donné le coup d'envoi officiel du chantier lors d'une allocution hier, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Grand comme 38 terrains de football, le futur complexe accueillera 2200 étudiants en chimie, physique, sciences biologiques, géographie et génie des matériaux (les autres étudiants en génie restant à la Polytechnique).

Le complexe en lui-même coûtera 350 millions. Le gouvernement du Québec en finance la moitié et l'Université de Montréal assume l'autre moitié, notamment par la vente de terrains et par les fruits espérés de la philanthropie.

À cela s'ajoutent des investissements d'Ottawa et de Montréal, qui totalisent 135,9 millions pour la décontamination et l'aménagement des lieux.

Quatre hectares de parcs et de places publiques, de même qu'une esplanade de 1,5 hectare sont prévus.

En manque d'espace

Si l'Université de Montréal a décidé d'aller de l'avant avec ce projet, ce n'est pas parce qu'elle s'attend à une hausse importante du nombre de ses étudiants, mais bien pour regrouper certaines activités et parce que certains locaux vétustes ne convenaient tout simplement plus à des activités de laboratoire.

« Nous sommes en déficit de 60 000 mètres carrés et le nouveau pavillon ne couvrira même pas le déficit », a précisé Guy Breton, précisant que l'Université de Montréal était éparpillée dans plus de 70 bâtiments à l'heure actuelle.

Une fois qu'on aura enlevé l'amiante et qu'on les aura remis en état, les locaux désertés par les étudiants de science et de génie serviront possiblement à des cours en santé et à l'administration de l'université.

La construction du nouveau complexe universitaire a été confiée au consortium Menkès Shooner Dagenais LeTourneux/Lemay/NFOE.

De Denis Coderre à Philippe Couillard, en passant par le recteur Breton, on se félicitait hier de l'envergure du projet et de la revitalisation qu'il signifie pour Montréal. « Ce projet contribuera à renforcer la place de Montréal comme une grande métropole universitaire », a dit le maire Denis Coderre.

Le projet n'a cependant pas été l'objet d'un concours d'architecture ou de design.

« Nous aurions préféré cela, mais les concours, ça retarde, a dit Guy Breton. On n'aurait pas été capable de faire cela dans des délais raisonnables. »

En lieu et place, le projet a été placé sous les auspices d'un panel d'experts.

Cela fait plus de 30 ans que l'on discute de l'avenir du terrain de la gare de triage d'Outremont sans jamais que rien n'aboutisse.

Pendant un temps, on avait envisagé d'y construire le CHUM avant que le site de l'hôpital Saint-Luc soit finalement privilégié.

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