Grève le 1er mai dans certaines garderies en milieu familial

Pour faire pression sur le gouvernement, ces responsables... (Alain Roberge, Archives La Presse)

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Pour faire pression sur le gouvernement, ces responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSN débraieront donc durant une journée, vendredi.

Alain Roberge, Archives La Presse

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Mécontentes du déroulement de la négociation de leur convention collective avec le gouvernement, 3000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSN débraieront durant une journée, le 1er mai, pour participer au mouvement de grève social qui est annoncé par plusieurs groupes sociaux et syndicaux.

Leurs consoeurs syndiquées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) sont toutefois parvenues à une entente avec le gouvernement. En janvier dernier, elles ont voté à 66 pour cent en faveur des offres du ministère de la Famille, concluant ainsi leur deuxième convention collective.

Mais les responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSN se disent insultées par les offres gouvernementales et affirment que leur négociation est carrément suspendue.

«On a eu 35 séances de négociation et quatre de médiation. On a même demandé l'arbitrage; ils ont dit non. Il y a un manque de bonne volonté. La journée du 1er mai est une sortie parce qu'on n'a pas le choix. La négociation s'est rompue et on nous dit «venez vous asseoir pour signer ça'. Il n'en est pas question», a tonné Lucie Longchamps, elle-même responsable d'un service de garde en milieu familial et membre du comité de négociation des syndiquées CSN.

Au cours d'une rencontre avec la presse mardi à Montréal, Mme Longchamps a revendiqué des conditions plus comparables à celles des éducatrices dans les Centres de la petite enfance (CPE) au premier échelon. Elle affirme que l'offre gouvernementale qui est sur la table est de 0,5 pour cent pour la première année, puis 0,5 pour cent pour la seconde, soit l'équivalent d'une augmentation de 14 cents par enfant par jour en 2014 et autant en 2015, pour des journées de 10 heures en milieu familial.

Ces syndiquées revendiquent un rattrapage salarial minimal de 5 pour cent, ce qui équivaut à la différence entre le nombre de congés payés dans les CPE et dans les services de garde en milieu familial. Elles réclament aussi les mêmes augmentations que celles qui ont été accordées aux employés de l'État et aux travailleuses en CPE, en 2014 et au début de 2015.

Pour faire pression sur le gouvernement, ces responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSN débraieront donc durant une journée, vendredi, pour participer aux activités de la Journée internationale des travailleurs dans plusieurs régions du Québec.

Leur mandat prévoit que d'autres journées de grève pourront éventuellement être exercées, le cas échéant.

Mme Longchamps, de la CSN, convient que le fait que ses collègues syndiquées à la CSQ aient accepté les offres gouvernementales nuit à leur cause. «Effectivement, c'est loin d'être aidant. Pourquoi elles ont accepté? Il faudrait leur demander à elles, mais autant pour les responsables des services de garde qu'elles représentent que pour les nôtres, 14 sous par jour par enfant, c'est tout à fait inacceptable», a-t-elle critiqué.

Fait à noter, l'offre acceptée par les responsables de services de garde syndiquées à la CSQ prévoyait également une clause remorque précisant qu'à compter du 1er avril 2015, elles toucheraient les mêmes augmentations de salaire que celles consenties aux employés de l'État pour toute la durée de la convention collective jusqu'au 31 mars 2019. Elles ont aussi obtenu l'ajout d'un congé férié à compter de 2017.

La Centrale des syndicats du Québec représente 14 000 responsables de services de garde en milieu familial et 2000 travailleuses dans les CPE.

Au cabinet de la ministre de la Famille Francine Charbonneau, on a invité les responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSN à revenir à la table de négociation et à accepter de discuter.

«Depuis le début, on a toujours favorisé le dialogue entre les parties», a indiqué l'attachée de presse de la ministre, Léa Nadeau.

Elle a rappelé que le ministère avait réussi à s'entendre avec les autres responsables syndiquées à la CSQ et que l'entente avait été signée le 30 janvier dernier.

Quant aux responsables syndiquées à la CSN, «on a bon espoir qu'elles puissent en arriver à une entente» à leur tour, a ajouté l'attachée de presse.

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